ACTUS LOCALESFAITS DIVERS Ice : le réseau de Moorea sera jugé le 13 novembre Nanihi Laroche 2025-10-09 09 Oct 2025 Nanihi Laroche Sur les huit personnes interpellées samedi dans le cadre du démantèlement d’un réseau d’ice sur l’île sœur, cinq ont été présentées au tribunal ce jeudi. Âgés de 21 à 37 ans, ces hommes – dont les compagnes ont été mises hors de cause – sont accusés d’avoir mis en place un réseau de revente d’ice « structuré, solidement implanté » et lucratif : plusieurs véhicules, un jet ski, un billard ou des roulottes auraient ainsi été acquis avec les fruits du trafic. Les gendarmes avaient en outre saisi 11 millions de francs et 15 000 dollars en cash. L’affaire a été renvoyée au 13 novembre pour laisser le temps aux mis en cause de préparer leur défense. Lire aussi : Trafic d’ice : 11 millions de francs, 15 000 dollars et des véhicules saisis à Moorea Cinq hommes, parmi les huit personnes qui avaient été interpellées ce samedi après quatre mois d’enquête de la gendarmerie pour démanteler un réseau de revente d’ice « structurée et solidement implanté » à Moorea, ont comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel. Les trois femmes qui avaient aussi été placées en garde à vue, compagnes de certains de ces prévenus, n’ont, quant à elles, pas été poursuivies et été remises en liberté. « On n’a tout simplement pas eu le temps d’étudier ce dossier » Les prévenus sont eux poursuivis pour trafic de stupéfiants, pour blanchiment – notamment au travers de l’achat de véhicules, d’un jet-ski, et même d’un billard et de roulottes – ainsi que pour association malfaiteurs en vue d’importer de l’ice depuis les États-Unis. Autant d’accusations qui ne seront finalement étudiées que le 13 novembre prochain par le tribunal. « L’affaire a été renvoyée parce qu’on nous a communiqué la procédure qui est somme toute volumineuse que ce matin et qu’on n’a tout simplement pas eu le temps de l’étudier avec les autres confrères avec qui je suis dans ce dossier », explique l’avocat Hellec Teremoana. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/10/TRIBUNAL-1.wav « Pas au courant qu’on projetait pour lui une importation » Dans ce premier passage à la barre, les juges constatent que les prévenus ne sont pour la plupart pas connu de la justice. Un d’entre eux avait déjà été condamné en 2017 pour violences conjugales. Seul un homme, plombier de profession et résidant à Faa’a, a déjà fait l’objet d’une condamnation pour du trafic de stupéfiants en 2023. Suspecté d’être le « fournisseur », il encourt 20 ans de prison, deux fois plus que les autres. Son avocat a déjà signifié qu’il contestait la place qui lui était attribuée par les autres mis en cause dans le réseau, affirmant qu’« aucun produit ou fonds de commerce n’a été retrouvé à son domicile », ajoutant qu’il n’y avait « rien non plus dans l’étude du téléphone », et qu’il n’aurait eu en sa possession que « 100 000 francs et 600 dollars américains ». Tous sont maintenus en détention provisoire, le tribunal estimant qu’il existe un risque de renouvellement des faits ou de fuite vers les îles. Tous, à l’exception d’un, le plus jeune, âgé de 21 ans, décrit par son avocat comme « le moins impliqué », et une « petite main » qui « n’était pas au courant qu’on projetait pour lui une importation ». Seul à être libéré sous contrôle judiciaire, un choix que son avocat, Me Lény Sinquin, explique par « l’absence de condamnation au casier judiciaire, son jeune âge et le fait qu’il ait une famille qui soit présente, qui l’entoure et qui lui apporte un cadre suffisant pour que le tribunal lui fasse confiance pour se représenter à l’audience du jugement. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/10/TRIBUNAL-2-jeune.wav