ACTUS LOCALESCULTUREÉVÉNEMENT Jarry s’est « senti comme à la maison » à To’ata Alexandra Perrini 2026-05-10 10 Mai 2026 Alexandra Perrini ©BM Photographie. To’ata a ri pendant deux heures ce jeudi avec Jarry, au fenua pour la troisième fois présenter son spectacle Bonhomme. Fidèle à son univers décalé et sans filtre, l’artiste a mêlé humour, improvisation et moments d’émotion, entraînant un public conquis du début à la fin. Entre paillettes, personnages hauts en couleur et interactions constantes avec la salle, Jarry n’est pas resté insensible a cet accueil : « le fait que les gens participent autant et qu’ils se lèvent à la fin, veut dire beaucoup de choses pour moi » « J’ai ressenti beaucoup d’émotions. » Jeudi soir, la place To’ata a été animée de deux heures de rires et d’échanges avec le comédien Jarry, venu à Tahiti pour présenter son spectacle Bonhomme. Vêtu de noir et de paillettes, l’humoriste a conquis le public polynésien qui n’a qu’une hâte, « qu’il revienne », lance une spectatrice à la fin du spectacle. L’évènement, organisé par SA Production, Radio 1 et Tiare FM, a rempli les gradins. Fidèle à son personnage, Jarry est arrivé tel une diva sur scène, chantant le générique de Capitaine Flam, une série animée japonaise qui a bercé les années 80. Une musique qui fait sens avec son show, puisque les super-pouvoirs étaient un fil conducteur d’un spectacle à la fois délirant et très personnel. Le comédien a notamment évoqué le sujet de son père, décédé alors qu’il était âgé de 21 ans. Pour clore la soirée, une chanson en hommage à lui, Puisque tu pars de Jean-Jacques Goldman, a résonné dans les tribunes de la place To’ata. « Ça vient me percuter en pleine gueule » Jarry, c’est aussi cet artiste sans filtre, adepte de l’humour noir et des sujets « tabous ». Des thèmes difficiles à aborder en métropole selon lui : « peut-on rire de tout ? », a-t-il demandé aux spectateurs. À chaque représentation, le comédien choisit dans le public celui qui sera son homme à tout faire pendant toute la durée du spectacle. Cette fois-ci, c’est Jocelyn, un gendarme âgé de 30 ans, qui a été dans la ligne de mire de l’humoriste. Entre blagues sexuelles, danses sensuelles et animations, Jocelyn n’est pas près d’oublier cette soirée… et ses collègues non plus. Le retour à la gendarmerie s’annonce compliqué après être passé sur scène à quatre pattes, chevauché par Jarry et taquiné par ses allusions tout au long du spectacle. Interrogé sur son ressenti à la fin de la soirée et sur son séjour au fenua, le comédien a constaté une « culture polynésienne un peu pudique ». Mais le retour du public enjoué a été pour lui une réelle victoire. « Le fait que les gens participent autant et qu’ils se lèvent à la fin, veut dire beaucoup de choses pour moi », confie l’artiste. Jarry souhaite « dire aux Polynésiens » de ne jamais laisser jamais quelqu’un « leur dire d’être autrement que ce qu’ils sont aujourd’hui ». « Je trouve que les valeurs que vous portez, à savoir de vivre avec le soleil, c’est un truc très con, mais c’est tellement important. Le fait d’être heureux, de partager votre culture, de partager votre histoire, vos traditions, en dit long sur votre capacité à aimer l’autre. Et ça, moi, ça vient me percuter en pleine gueule », lance-t-il. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/05/JARRY.wav « Jarry, tu reviens ! » Pas question de terminer la soirée pour Jarry qui s’est réuni avec quelques personnes pour continuer la nuit en ville. Avec quelques photos avec des fans derrière le rideau et de longs échanges avec certains, l’humoriste prend le temps de remercier tout le monde. À la sortie, des groupes d’amis se repassent certaines blagues de l’humoriste. Tous assurent avoir passé une excellente soirée. « Quand on s’est installé, je n’ai pas arrêté de rire. Je me suis, bon ça suffit, on ne fait que rire », s’esclaffe encore Vaiete, vingt minutes après le spectacle. « J’ai beaucoup apprécié et j’aimerais bien qu’il revienne encore. J’aime bien son style ». Du côté de sa copine, dès l’annonce du spectacle, les places ont été prises. « Ma sœur m’a dit qu’elle allait voir Jarry. Je lui ai dit : ‘banco, j’y vais aussi’ « . Pour Vaiete, « quand tu es devant Jarry, tu oublies tout ». « Jarry, tu reviens ! », crie encore son amie. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/05/JARRY-MICROTROT.wav