ACTUS LOCALESCULTURE « Je suis en train de finaliser un album de 14 titres » : Aremistic dévoile ses projets 2025 Vaitiare Pereyre 2025-02-13 13 Fév 2025 Vaitiare Pereyre Le chanteur Aremistic déborde de projets pour cette année : finalisation d’un album de 14 titres, prestations dans des festivals internationaux, mais aussi plusieurs collaborations artistiques. Le programme est chargé pour cet artiste qui, au fil des années, se professionnalise sur un marché de la musique polynésienne qui « commence à se développer » et qui, selon lui, permettra « d’ici quelques années » aux futures générations de faire ce « choix de carrière ». Lire aussi: Aremistic en tournée au USA pour sensibiliser au changement climatique Dix ans déjà que le chanteur Aremistic s’est sérieusement lancé dans la musique et aujourd’hui, « la machine tourne bien ». Ingénieur du son à la Maison de la culture, celui qui interprète Mauruuru te atua, Atomy Testing ou encore Better Men se lance un nouveau défi pour célébrer cette décennie de travail: sortir son premier album. Si aujourd’hui de nombreux autres artistes locaux sautent le pas grâce notamment au soutien d’entités comme la Sacem, c’est souvent la clé USB qui est choisie comme support. Un choix certes plus économique, mais qui, à entendre le chanteur, encourage le public à « consommer la musique sous forme de single ». « Avant, quand tu achetais un album, tu l’écoutais en entier… Tu n’avais pas le téléphone dans la poche avec lequel tu pouvais écouter n’importe quelle musique à n’importe quel moment. Quand tu écoutais de la musique, c’était pour un moment. C’est pour ça que j’ai voulu garder ce côté album », confie l’artiste qui finalise actuellement la création d’un véritable CD de 14 titres. Des singles pour aboutir à un album Conscient des nouvelles habitudes de consommation musicale, il a fait le choix de diffuser ses morceaux progressivement avant de sortir « le complet ». Une stratégie visant à susciter l’intérêt du public et à promouvoir efficacement son album. « Il y a plusieurs thématiques, mais ça retrace un peu toutes mes inspirations musicales et un peu mon parcours. Il y a une sorte de chronologie. Et des thématiques que j’aborde assez souvent. En gros, il y a bien sûr l’inspiration de la nature, mais il y a aussi certaines idéologies ou bien certains faits historiques, comme la bombe, par exemple, des sujets sur lesquels j’aime bien réfléchir. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/02/AREMISTIC-1-.wav En plus de cet album, l’artiste prévoit aussi des déplacements. Il débutera en mars avec le Pasifika Festival, qui rassemble les cultures du Pacifique à Auckland. « En 2023, j’avais déjà eu l’opportunité d’y participer. Tahiti partageait la scène avec d’autres communautés comme les Kiribati. C’est un grand festival culturel avec des concerts et des workshops », raconte-t-il. D’autres destinations sont également en discussion, notamment la France et les États-Unis, où il espère se produire lors du Festival Taste of Tahiti. Un « investissement sur le long terme » Des projets rendus possibles grâce à une notoriété qu’il s’est construite à force de travail. « C’est maintenant que je vois que ça paye. Par exemple, Atomy Testing, qui est sorti en 2018, et Mauruuru te atua en 2020… Là, trois ans plus tard, cinq ans plus tard, je vois que maintenant, grâce à ces morceaux-là sur lesquels j’ai beaucoup travaillé, j’ai toute cette notoriété, ces opportunités qui s’ouvrent à moi, que j’ai du retour aussi, même au niveau des droits d’auteur… On va dire que c’est de l’investissement sur le long terme. ” https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/02/AREMISTIC-2.wav Pour l’artiste, qui se professionnalise un peu plus chaque année, l’avenir de la musique en Polynésie est prometteur. Selon lui, le marché se structure et les opportunités se multiplient pour les jeunes talents. « À mon époque, quand j’avais 15 ans, on ne voyait pas du tout la possibilité de ne faire que de la musique, à part prof de musique, bien sûr. Aujourd’hui, les choses évoluent, et je pense que bientôt, les jeunes pourront vraiment faire ce choix de carrière-là. Ils pourront se dire que c’est possible de vivre de la musique à Tahiti. »