ACTUS LOCALESFAITS DIVERSSOCIÉTÉ La Fédération antidrogues accuse la DGEE de chercher à « nuire à sa réputation » Nanihi Laroche 2025-10-06 06 Oct 2025 Nanihi Laroche La Fédération citoyenne polynésienne de lutte contre les drogues et la toxicomanie a publié dimanche soir une série de documents en réponse à la suspension de son agrément par la DGEE, actée jeudi dernier. Le collectif porté par Charles Renvoyé et Kathy Gaudot conteste les reproches formulés à son encontre – deux rendez-vous manqués et des propos jugés outranciers – et invite la DGEE à venir constater les « bénéfices » de ses interventions en milieu scolaire. Lire aussi : Ice : La DGEE suspend les interventions de la Fédération citoyenne dans les écoles La Direction générale de l’Éducation et des enseignements (DGEE) a annoncé, jeudi dernier, avoir suspendu l’agrément de la Fédération citoyenne polynésienne de lutte contre les drogues et la toxicomanie pour ses interventions en milieu scolaire, délivré le 26 août. Une décision justifiée par deux rendez-vous manqués, mais aussi par des propos jugés outranciers, tenus devant des élèves et sur les réseaux sociaux. Ce dimanche soir, la Fédération citoyenne – portée par Charles Renvoyé et Kathy Gaudot – a publié sa réponse sur Facebook, avec plusieurs documents. « Sans conditions suspensives » Parmi eux, une copie de la lettre d’agrément initial, décrite comme une « validation […] sans conditions suspensives » par la fédération. Le courrier ne fait effectivement pas mention d’un quelconque rendez-vous obligatoire, même si la DGEE reste libre de retirer un agrément si elle le juge nécessaire. La vraie réponse se trouve cependant dans un long communiqué directement adressé à l’administration. « Visiblement, il semblerait qu’il y ait eu un dysfonctionnement dans la communication, et de votre part », écrit la Fédération, qui dit regretter « l’absence » de concertation préalable à cette décision de suspension. L’association assure avoir prévenu par téléphone, le 27 août, que les intervenants « étaient indisponibles » pour les rencontres à la date prévue, mais « il était question, pour nous, de nous recontacter officiellement afin d’arrêter une nouvelle date », expliquent les défenseurs de la vie. « Ôter vos doutes sur l’impact bénéfique de nos interventions en milieu scolaire » L’association reproche aussi à l’administration de participer à des « attaques » visant à « nuire à [sa] réputation », et propose à la DGEE de venir constater par elle-même de la qualité des actions et des propos tenus. « Permettez-moi de vous inviter à nous accompagner dans quelques interventions, ce qui nous permettra, lors de ces rencontres, de vous ôter vos doutes de l’impact bénéfique de nos interventions en milieu scolaire », écrit la Fédération. Elle conclut en se disant « ouverte » à un nouvel échange, afin de « mieux discerner les volontés et orientations de la DGEE auprès de la Jeunesse ».