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La gendarmerie poursuit la modernisation de ses casernes des îles


Après Rikitea, c’est à Rurutu que va être lancée la reconstruction intégrale des bâtiments de la brigade de gendarmerie l’île, qui datent des années 70. Un chantier à 320 millions de francs qui prend le relais de celui de Rikitea, où la nouvelle caserne doit être inaugurée d’ici quelques mois. Et il  laissera la place à d’autres projets. Tiarei, Raiatea… Les besoins ne manquent pas dans les seize îles où est présente la gendarmerie.

Un petit stop ministériel, pour un projet très attendu à Rurutu. Manuel Valls, lors de son passage sur l’île des Australes est allé à la rencontre de la brigade de gendarmerie de Rurutu. Quatre militaires – deux gendarmes officiers de police judiciaire et deux agents de police judiciaire – sont en poste sur l’île, un format que l’on retrouve une bonne partie des 14 brigades des îles, qui s’ajoutent aux implantations de la gendarmerie à Tahiti et Moorea. Et celle-ci est au cœur d’un important chantier : la reconstruction complète de la gendarmerie de l’île, dont les bâtiments, datant des années 70, accusent aujourd’hui « un état de vétusté avancé ». Pas un projet isolé, puisque le ministère de l’Intérieur doit terminer d’ici le début d’année prochaine la reconstruction complète de la caserne de Rikitea, pour un coût de 240 millions de francs. À Rurutu, ce sont 360 millions qui vont être dépensés par l’État pour reconstruire une caserne, d’ici 2028. Un « gros projet » pour le colonel Grégoire Demezon, commandant de la gendarmerie en Polynésie, qui parle surtout de « rénover les capacités d’accueil des victimes et de la population » :

Ce deuxième chantier devrait ouvrir la voie à d’autres, car les casernes de Polynésie, pour la plupart propriétés de l’État et non en location en Polynésie, sont dans des états « inégaux », de l’aveu du commandant. La gendarmerie de Tiarei, très vieillissante pourrait être la prochaine sur la liste des rénovations à mener, et pourquoi pas celle de Raiatea.

Les échanges sur le site, où les anciens bâtiments vont être conservés jusqu’à inauguration des nouveaux, bâtis juste à côté, ont aussi été l’occasion de faire le point sur la délinquance dans les Australes. Une délinquance qui, dans sa forme – un tiers d’atteintes aux biens, un tiers de violences intrafamiliales et un tiers d’infractions à la législation sur les stupéfiants – s’apparente à celle de Tahiti, « mais dans des degré beaucoup moins importants », comme le précise le colonel Demezon. En revanche, les gendarmes des îles ont des missions plus larges que celles de leurs homologues de Tahiti : ils remplissent des fonctions notariales, en lien avec la chambre polynésienne spécialisée, des fonctions d’assistants huissiers, de capacité de conduite… « On a un spectre de mission qui est beaucoup plus large dans les îles », confirme le commandant.

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