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Hello Scoot jette l’éponge après « des dizaines de vols et dégradations »

Après cinq ans d’activité, Hello Scoot’ va mettre fin à son service de location de scooters électriques en libre-service. Dans une vidéo publiée vendredi sur les réseaux sociaux, son fondateur Arthur Ceccaldi évoque les conséquences de nombreux vols et dégradations, ainsi qu’une procédure judiciaire lancée par « un loueur de la place » qui a fragilisé la start-up. L’entrepreneur, qui remercie les « business angels » et soutiens publics qui ont participé à ce projet plusieurs fois lauréat de concours, avait aussi lancé, un temps, un service de location de voitures, et surtout un service de covoiturage, Wigo, devenu Hello Covoit’, qui a bénéficié d’un important soutien public.

« Hello Scoot c’est terminé ». Vendredi soir, le fondateur d’Hello Scoot a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux indiquant qu’il allait cesser son activité de location de scooters. « Pas parce qu’on a plus de clients, pas parce qu’on est en cessation de paiement. Mais parce qu’il y a un moment où il faut regarder la réalité en face », pointe Arthur Ceccaldi. L’entrepreneur avance comme raison à cette fermeture les dizaines de vols et des dégradations subis ces derniers mois, dont « énormément de vols de batterie de scooters ». Il ajoute qu’une « procédure judiciaire toujours en cours avec un loueur de la place a énormément fragilisé l’entreprise ». Un qui a « créé énormément de tensions pour une petite structure comme la nôtre ».

En février 2024, l’équipe dénonçait les dégradations en publiant des photos de scooters vandalisés et abandonnés dans la nature. Neuf scooters avaient été dérobés ainsi que 22 batteries sur plusieurs sites de Tahiti. Les pertes étaient estimées à environ cinq millions de francs.

Lancé en mars 2021, la start-up, qui avait remporté plusieurs prix locaux ou nationaux d’encouragement à l’innovation ou l’entrepreneuriat, proposait des scooters électriques en libre-service, accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 via une application mobile. Elle avait bénéficié de financements de la Sofidep, de BpiFrance, et de Business angels. Les véhicules étaient rechargés grâce à l’énergie solaire, tandis que la remise des clés était entièrement dématérialisée. En complément de cette offre, Arthur Ceccaldi avait lancé, un temps, un service de location de voitures en partenariat avec Avis Polynésie, ainsi qu’Hello Covoit’, anciennement Wigo, un service dédié au covoiturage qui avait remporté en 2024 un appel à projets du Pays doté de 49 millions de francs de soutien public. L’avenir de ce projet n’est pas directement abordé par Arthur Ceccaldi.

« Tourner la page »

« Mais derrière ce qu’on voyait sur TikTok, Instagram ou dans la rue, la réalité était beaucoup plus dure. Alors à un moment, il faut prendre une décision. S’acharner, continuer à mettre de l’énergie dans une direction qui n’est peut-être pas la bonne, ou alors fermer, tourner la page et repartir du bon pied. C’est le choix que j’ai fait aujourd’hui avec l’équipe. Fermer et tourner la page », explique encore Arthur Ceccaldi, qui veut « partager » son expérience avec les entrepreneurs qui le souhaitent.

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