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La grève dans l’hôtellerie attend encore ses grévistes

Annoncée pour ce mercredi matin, la mobilisation dans le secteur hôtelier ne s’est pas encore matérialisée. O oe to oe rima, à l’origine des préavis de grève illimitée déposés dans treize établissements de Bora Bora, Tahiti, Moorea et Tetiaroa, ne les a pas officiellement suspendus. Mais le syndicat de Atonia Teriinohorai, qui constate des « avancées » dans les négociations, a demandé à ses adhérents de continuer le travail en attendant qu’elles aboutissent. Parmi les revendications, des revalorisations salariale, mais aussi la hausse du « service charge » facturé aux clients au bénéfice des salariés de 5 à 6%.

Ni piquet de grève, ni salarié mobilisé ce mercredi matin. Une situation confirmée à la fois par le Conseil des professionnels de l’hôtellerie et par le syndicat O oe to oe rima. L’organisation syndicale avait pourtant déposé des préavis de grève dans 13 grands hôtels de Bora Bora, Tahiti, Moorea et Tetiaroa la semaine dernière. Un préavis qui a pris effet ce mercredi matin et qui n’est, officiellement ni retiré ni suspendu. La centrale de Atonia Teriinohorai a simplement demandé à ses délégués de ne pas lancer le mouvement tant que les négociations avec la direction des différents hôtels « avancent bien ».

Certains établissements auraient même déjà trouvé un terrain d’entente avec O Oe to oe Rima, mais le syndicat constate des « blocages » dans certains palaces, notamment du côté de Bora. Et n’exclut donc pas d’y lancer réellement le mouvement dans les prochains jours.

Une « revalorisation salariale » et une prime de « service charge »

Comme l’expliquaient nos confrères de Tahiti Infos mardi, O oe to oe rima porte plusieurs revendications, avant tout accès sur le pouvoir d’achat. Le préavis exige une « revalorisation salariale de 3 % à 20 % », selon les établissements. Ainsi que le rehaussement du “service charge”, facturé directement aux clients au bénéfice des salariés. Ces frais de service avaient déjà été relevés de 4 à 5% au 1er janvier 2019. O oe to oe rima demande désormais « 6 % », et l’inclusion, pour certains établissements, du chiffre d’affaires de l’hôtel dans le calcul de la prime correspondante pour les salariés.

La centrale revendique aussi une hausse des indemnités de licenciement ou de départ volontaire, pour l’amener « à hauteur de 100 % du salaire brut par année de service ». En complément, une « hausse à 15 000 francs de la prime d’insalubrité » est exigée pour les femmes de chambre, en raison de la difficulté de leurs conditions de travail. Des requêtes sont faites aussi au niveau des conditions de travail avec une demande de mise en place de mesures de lutte « concrètes » contre le harcèlement, contre « les pressions constantes » et les « discriminations au travail », ainsi qu’une « égalité de traitement » entre salariés locaux, expatriés et métropolitains.

D’autres demandes sont plus spécifiques aux établissements : O oe to oe rima demande notamment le maintien “à 100%” des salaires du personnel du Hilton Moorea pendant les travaux de ces prochains mois.

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