ACTUS LOCALESSOCIÉTÉ La mairie de Moorea va proposer un terrain à la SCAT pour son refuge animalier Nanihi Laroche 2026-01-05 05 Jan 2026 Nanihi Laroche Après plusieurs mois de préparation, l’association de lutte contre la maltraitance animale SCAT espérait ouvrir son premier refuge sur l’île sœur. Mais le projet a fini par tomber à l’eau avec le retrait du bénévole qui proposait un terrain à un loyer dérisoire. « Dévastée mais déterminée », l’équipe a aussitôt relancé ce lundi un appel sur les réseaux pour trouver un autre site. La mairie de Moorea-Maiao semble vouloir y répondre : elle a proposé à l’association de s’installer sur des terrains communaux dans le fond de la vallée de Nu’uroa, une visite est prévue dès ce mardi. L’association Scat (Stop Cruauté Animale Tahiti), créée en mars 2025, espérait ouvrir son premier refuge à Moorea. Un projet mûri depuis plusieurs mois, qui devait voir le jour sur le terrain d’un des bénévoles qui ne demandait que 20 000 francs par mois pour l’occuper. « On avait commencé les plans, on avait demandé les autorisations à la mairie, et beaucoup de monde voulait nous aider parce que c’était vraiment fait comme un refuge de solidarité », raconte Nancy Tourangeau, fondatrice de l’association. Mais après plusieurs semaines sans nouvelles, le propriétaires a fini par retirer sa proposition. « Hier, il nous a envoyé un message texte pour nous dire qu’il avait changé d’idée. Donc, on est dévastés parce que c’était notre rêve », reprend la responsable. « 10 grosses cages pour les chiens et une immense chatterie » « À Moorea, on voulait commencer avec 10 grosses cages pour les chiens et faire une immense chatterie aussi, d’une capacité d’une vingtaine de chatons », explique la fondatrice de la SCAT. Un projet devenu indispensable au regard du nombre de signalements reçus par l’association. « Des fois, je peux avoir deux messages dans la journée, et le lendemain une dizaine. Mais c’est tous les jours. » Ce refuge devait aussi permettre de soulager une situation jugée alarmante à la fourrière de l’île sœur. « Il me semble qu’il y a en ce moment huit chiens pour trois cages, indique Nancy Tourangeau. Certains sont enfermés dans des cages de transport parce qu’il n’y a pas de place, et ce sont des bénévoles de notre association qui vont les sortir tous les jours. » Lors des premières démarches, la fondatrice avait d’ailleurs « envoyé une lettre au maire pour lui dire qu’on pourrait aussi accueillir les animaux capturés par les forces de l’ordre ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/SCAT-1-fourriere.wav La mairie de Moorea-Maiao propose un de ses terrains Malgré la déception, l’association refuse de baisser les bras. « Quand on l’a su hier soir, on était tous dévastés, explique Nancy Tourangeau. C’est pour ça qu’on a posté aujourd’hui sur Facebook, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui voulait venir nous aider à construire. Il y avait même des entreprises qui proposaient d’offrir les tôles. Des gens prêts à venir de Tahiti pour aider. Ça nous a fait énormément de peine. Mais ce n’est pas grave, on ne lâche pas et on va continuer, on va chercher un terrain. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/SCAT-2-terrain.wav Une détermination qui semble payer car quelques heures à peine après le message sur les réseaux, la mairie de Moorea-Maiao a contacté l’association pour lui proposer un accompagnement dans la recherche d’un terrain. Propriétaire d’une large partie de la vallée de Nu’uroa, notamment en fond de vallée, la commune dispose encore de plusieurs espaces disponibles – initialement destinés à des projets agricoles – qu’elle semble prête à louer pour un prix encore plus dérisoire que l’offre du bénévole : « environ 10 000 francs l’année ». « Ce sont des terrains isolés des habitations, donc en termes de nuisances sonores, ça ne poserait pas de souci, explique Olivier Poté, directeur de l’Environnement, des services techniques et de l’aménagement. Et sur lesquels la commune se rend régulièrement pour la production agricole des cantines, avec des agents communaux qui s’y rendent tous les jours, ce qui pourrait aussi permettre de faire la surveillance ». Sans oublier qu’un portail a déjà été installé, « ce qui permettrait aussi de sécuriser le site ». Une visite est prévue dès ce mardi avec la fondatrice de l’association.
Après plusieurs mois de préparation, l’association de lutte contre la maltraitance animale SCAT espérait ouvrir son premier refuge sur l’île sœur. Mais le projet a fini par tomber à l’eau avec le retrait du bénévole qui proposait un terrain à un loyer dérisoire. « Dévastée mais déterminée », l’équipe a aussitôt relancé ce lundi un appel sur les réseaux pour trouver un autre site. La mairie de Moorea-Maiao semble vouloir y répondre : elle a proposé à l’association de s’installer sur des terrains communaux dans le fond de la vallée de Nu’uroa, une visite est prévue dès ce mardi. L’association Scat (Stop Cruauté Animale Tahiti), créée en mars 2025, espérait ouvrir son premier refuge à Moorea. Un projet mûri depuis plusieurs mois, qui devait voir le jour sur le terrain d’un des bénévoles qui ne demandait que 20 000 francs par mois pour l’occuper. « On avait commencé les plans, on avait demandé les autorisations à la mairie, et beaucoup de monde voulait nous aider parce que c’était vraiment fait comme un refuge de solidarité », raconte Nancy Tourangeau, fondatrice de l’association. Mais après plusieurs semaines sans nouvelles, le propriétaires a fini par retirer sa proposition. « Hier, il nous a envoyé un message texte pour nous dire qu’il avait changé d’idée. Donc, on est dévastés parce que c’était notre rêve », reprend la responsable. « 10 grosses cages pour les chiens et une immense chatterie » « À Moorea, on voulait commencer avec 10 grosses cages pour les chiens et faire une immense chatterie aussi, d’une capacité d’une vingtaine de chatons », explique la fondatrice de la SCAT. Un projet devenu indispensable au regard du nombre de signalements reçus par l’association. « Des fois, je peux avoir deux messages dans la journée, et le lendemain une dizaine. Mais c’est tous les jours. » Ce refuge devait aussi permettre de soulager une situation jugée alarmante à la fourrière de l’île sœur. « Il me semble qu’il y a en ce moment huit chiens pour trois cages, indique Nancy Tourangeau. Certains sont enfermés dans des cages de transport parce qu’il n’y a pas de place, et ce sont des bénévoles de notre association qui vont les sortir tous les jours. » Lors des premières démarches, la fondatrice avait d’ailleurs « envoyé une lettre au maire pour lui dire qu’on pourrait aussi accueillir les animaux capturés par les forces de l’ordre ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/SCAT-1-fourriere.wav La mairie de Moorea-Maiao propose un de ses terrains Malgré la déception, l’association refuse de baisser les bras. « Quand on l’a su hier soir, on était tous dévastés, explique Nancy Tourangeau. C’est pour ça qu’on a posté aujourd’hui sur Facebook, parce qu’il y avait beaucoup de monde qui voulait venir nous aider à construire. Il y avait même des entreprises qui proposaient d’offrir les tôles. Des gens prêts à venir de Tahiti pour aider. Ça nous a fait énormément de peine. Mais ce n’est pas grave, on ne lâche pas et on va continuer, on va chercher un terrain. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/SCAT-2-terrain.wav Une détermination qui semble payer car quelques heures à peine après le message sur les réseaux, la mairie de Moorea-Maiao a contacté l’association pour lui proposer un accompagnement dans la recherche d’un terrain. Propriétaire d’une large partie de la vallée de Nu’uroa, notamment en fond de vallée, la commune dispose encore de plusieurs espaces disponibles – initialement destinés à des projets agricoles – qu’elle semble prête à louer pour un prix encore plus dérisoire que l’offre du bénévole : « environ 10 000 francs l’année ». « Ce sont des terrains isolés des habitations, donc en termes de nuisances sonores, ça ne poserait pas de souci, explique Olivier Poté, directeur de l’Environnement, des services techniques et de l’aménagement. Et sur lesquels la commune se rend régulièrement pour la production agricole des cantines, avec des agents communaux qui s’y rendent tous les jours, ce qui pourrait aussi permettre de faire la surveillance ». Sans oublier qu’un portail a déjà été installé, « ce qui permettrait aussi de sécuriser le site ». Une visite est prévue dès ce mardi avec la fondatrice de l’association.