ACTUS LOCALESNOUVELLE-CALÉDONIE La Nouvelle Calédonie se prépare à l’anniversaire des émeutes Les Nouvelles calédoniennes 2025-05-09 09 Mai 2025 Les Nouvelles calédoniennes Le contrôleur général Marjorie Ghizoli, à la tête de la direction territoriale de la police nationale, présente le dispositif à Nouméa au haussaire Jacques Billant. © A.Tejero/LNC Le 13 mai va marquer l’anniversaire du déclenchement des émeutes qui ont fait 14 morts. Après l’échec des négociations menées par Manuel Valls, l’État va déployer 2 600 membres des forces de l’ordre. Lire aussi : Nouvelle-Calédonie: la « loi fondamentale » proposée par Manuel Valls Le PIB calédonien a reculé de « 10 à 15% » en 2024 … et la crise n’est pas terminée Près de 2 600 policiers, gendarmes et autres agents du Raid et du GIGN sont déployés « jusqu’à nouvel ordre » dans le pays, et plus particulièrement dans l’agglomération de Nouméa. Après trois jours de « conclave » autour de Manuel Valls, les négociations avec l’ensemble des mouvements politiques sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie se sont achevées sans accord. Ni la « souveraineté partagée avec la France » proposée par le ministre des Outre-mer, ni la solution quasi fédérale proposée par les partis loyalistes n’a recueilli de consensus. Côté Loyalistes-Le Rassemblement, c’est un refus catégorique de « l’indépendance association », et on assume : « On a évité le chaos que voulait proposer le ministre d’État à la Nouvelle-Calédonie. Avec son projet d’indépendance association, Manuel Valls a complètement tué les chances de réussite de négociations », a déclaré Nicolas Metzdorf, qui s’en tient « au choix des Calédoniens qui se sont exprimés trois fois lors des référendums ». Sonia Backès, elle, estime qu’avec son projet de souveraineté partagée, Manuel Valls « a mis fin à l’impartialité de l’État et fin au respect de la démocratie sous prétexte des violences du 13 mai. » Des élections provinciales avec quel corps électoral ? La question du dégel du corps électoral n’a pas non plus trouvé sa solution. Les élections provinciales devront donc bien se tenir avant la fin de l’année, sans changement sur ce point. C’est donc la « liste électorale spéciale pour les provinciales », issues de l’accord de Nouméa en 1999 et qui devait prendre fin après les trois consultations référendaires, qui restera opérationnelle. Elle écarte du vote 42 000 personnes sur les 220 000 en âge de voter. Lé réforme proposée par le gouvernement Macron, début 2024, et qui devait mener à un dégel partiel – il ne réincorporait que 25 000 personnes dans le corps électoral, avait déclenché les émeutes sur le Caillou, le 13 mai 2024. La dissolution avait mis, dans l’esprit de beaucoup, le clou final dans le cercueil de la réforme. Mais les anti-indépendance ne perdent pas espoir et comptent « utiliser tous les moyens juridiques et parlementaires » pour faire évoluer ce texte avant le scrutin en attendant de pouvoir entamer de nouvelles négociations « avec un autre ministre ». Ils pourront compter, par exemple, sur le soutien de personnalités comme Marion Maréchal qui taxe de « capitulation » la proposition de Manuel Valls, et promet de se battre pour obtenir le dégel du corps électoral. C’est dans ce contexte que Mathilde Panot et Bastien Lachaux, de La France insoumise, ont annoncé leur venue du 9 au 17 mai. Ils entendent échanger sur « les discussions en cours sur l’avenir institutionnel » alors que « la situation sanitaire, sociale et économique est absolument catastrophique. » Avec Les Nouvelles calédoniennes