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La restauration se dote de sa propre convention collective

Le Syndicat des restaurants a désormais sa propre convention collective. Auparavant rattachés à la convention de « l’hôtellerie-restauration », ces dernières années les restaurants, roulottes et snacks n’avaient pas connu la même embellie que les hôtels et avaient notamment besoin d’une grille salariale différenciée, explique le président du syndicat patronal du secteur, Maxime-Antoine Michard.

« Globalement les discussions ont été relativement rapides, à peu près un mois. Mais ça faisait longtemps que le sujet avait été mis sur la table. Et ça a été signé par tous les secrétaires généraux des syndicats de salariés, » dit Maxime-Antoine Michard, président du syndicat des restaurants, bars et snacks, qui explique que « les revendications propres au secteur de la restauration étaient très souvent mises de côté. »

Autre raison de vouloir se différencier, la progression inégale des deux secteurs autrefois réunis : si l’hôtellerie avait vécu, avant le covid, 4 belles années, il n’en a pas été de même dans la restauration, qui emploie environ 2 500 personnes au fenua.

C’est ainsi que restauration et hôtellerie ont désormais des grilles salariales différentes, celle de la restauration étant moins avantageuse. En contrepartie, le secteur de la restauration traditionnelle a vu sa TVA ramenée à 5%, comme les supermarchés ou les stations-services qui concurrencent les restaurants en vendant des plats à emporter.

Le secteur de la restauration, qu’elle soit classique ou sous forme de roulottes, dit Maxime-Antoine Michard, est en train de bouger, de se moderniser. « Je trouve que ces trois dernières années, il y a de nouvelles offres qui sont apparues, assez proches de ce qui se fait en Europe ou aux États-Unis. On voit de nouveaux concepts se lancer, l’évolution du secteur c’est ça, même si les délais d’approvisionnement constituent un frein. » Il souligne par exemple que les prix des denrées arrivant par avion a été doublé depuis le début de la crise du covid. C’est aussi l’évolution du service, dit-il. La demande pour la vente à emporter et la livraison, aidées par le numérique, progresse également, une tendance qui perdure après le confinement.

Pour Maxime-Antoine Michard, le travail du syndicat va se concentrer dans les semaines qui viennent non pas sur la convention collective elle-même, mais sur l’établissement d’un bilan de situation et « la détermination des points sur lesquels il va falloir être accompagnés » par le Pays. « Il y a eu des réponses pour les salariés, il y a eu des réponses sur certains secteurs, mais il faut aussi s’occuper des structures d’exploitation, parce que si elles disparaissent, l’emploi va disparaître avec. »

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