ACTUS LOCALESFAITS DIVERS Opape : la Scat s’inquiète du silence des autorités Lucie Rabreaud 2025-06-02 02 Juin 2025 Lucie Rabreaud L’association Stop à la cruauté animale à Tahiti s’inquiète pour une chienne restée aux mains de la gardienne d’Opape, cette femme qui avait été prise en flagrant délit de maltraitance d’animaux et dont la vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux. La plainte déposée par l’association et les deux relances envoyées au procureur interpellaient pourtant sur le sort de ce deuxième animal. Quant à Opape, il avait récupéré par son propriétaire, mais la cohabitation avec les autres chiens du quartier se passe mal : il a été blessé aux oreilles et à la patte. C’est donc l’association qui l’a récupéré, confié à un vétérinaire, et qui cherche aujourd’hui une autre famille d’accueil avec un « jardin clôturé ». Suite à la vidéo qui avait indigné de nombreuses personnes, l’association Stop à la cruauté animale à Tahiti interpelle à nouveau les pouvoirs publics. La femme prise en flagrant délit de maltraitance animal s’est vu retirer Opape, récupéré par son propriétaire légal, dans les jours suivant la diffusion des images sur les réseaux sociaux. Mais elle garde aussi chez elle une autre chienne dont la Scat, appuyée par l’association de protection animale DobHelp, demande à ce qu’elle lui soit retirée. Les deux collectifs, après un dépôt de plainte le 12 mai dernier, a relancé par deux fois le bureau du procureur de la République sur le sujet. Des courriers restés sans réponse. « Il ne se passe strictement rien, on voudrait que ça bouge » La Scat reconnait que les autorités ont, dans un premier temps, rapidement agi pour identifier l’auteure des maltraitance en question. Mais elle dénonce aujourd’hui leur « silence inquiétant » : « Grâce à l’intervention rapide des gendarmes et d’une autre association, la tortionnaire a été interpellée le jour même. Mais aujourd’hui, près de trois semaines plus tard, nous tirons la sonnette d’alarme : cette même personne détient encore une chienne à son domicile. Comment expliquer qu’après des images aussi explicites de violence, aucune mesure n’ait été prise pour lui retirer la garde de ses animaux ? ». La présidente de l’association Nancy Tourangeau réclame des actions : « Il ne se passe strictement rien. On veut qu’ils nous entendent, qu’ils réagissent parce que la chienne est encore avec elle. On est vraiment inquiet, on a aucune nouvelle, on ne sait pas comment elle agit avec la chienne. On voudrait que ça bouge. C’est atroce comment elle a battu Opape. On a envoyé deux lettres au procureur et on n’a jamais eu de nouvelles. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/06/OPAPE-NEWS-Nancy.wav Une famille et un jardin recherchés pour Opape Concernant Opape, le retour chez son propriétaire ne s’est pas bien passé. Le chien multiplie les « altercations violentes » avec d’autres animaux du quartier. Après avoir eu les « oreilles arrachées par des pitbulls » il a été retrouvé dimanche errant avec une patte en sang. D’abord récupéré par une « grand mère » voisine, il a été pris en charge, avec l’accord du propriétaire par la Scat qui l’a confié à un vétérinaire. L’association cherche maintenant une nouvelle famille d’accueil « sérieuse », sans autres chiens ou chat et avec un « jardin clôturé ». Une cagnotte a aussi été ouverte en ligne pour financer les soins. La Scat rappelle au passage qu’elle organise une marche pacifique pour dénoncer « toutes les formes de violences » le samedi 14 juin.