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Le Centre du Bon Pasteur ne veut plus de l’école bilingue de la Mission

© Benoît Buquet

Un conflit est apparu à la rentrée entre l’école primaire bilingue privée de Benoît Picault et le Centre du Bon Pasteur qui l’accueille dans ses locaux à la Mission depuis deux ans. Une première requête en référé a été rejetée vendredi matin. Une procédure civile démarre mercredi.

Depuis 2016, l’école primaire bilingue privée dirigée par Benoît Picault est installée dans les locaux du Centre du Bon Pasteur sur les hauteurs de la Mission. Il y avait 10 élèves en 2016. Il y en a 60 pour cette troisième rentrée.

Cette augmentation des effectifs ne plaît pas au Centre du Bon Pasteur, ni au Conseil d’administration de la mission catholique (Camica), qui ont déposé une requête en référé devant le tribunal administratif pour faire annuler l’autorisation d’ouverture de l’école. Selon eux, l’autorisation accordée il y a deux ans était provisoire, et le fonctionnement de l’école porte aujourd’hui préjudice à l’activité du Centre du Bon Pasteur, un pensionnat pour jeunes filles.

C’est ce qu’a défendu, vendredi matin, l’avocat du Centre du Bon Pasteur, Me Tauniua Céran-Jérualémy.

Vendredi matin, le juge des référés a rejeté la requête du Centre du Bon Pasteur. Le juge a estimé en substance que ni l’urgence à faire cesser le fonctionnement de l’école, ni l’irrégularité des actes administratifs d’autorisation, n’étaient évidentes.

Deux ans sans bail

Mais le résultat de cette requête en référé ce vendredi matin ne met pas un terme au conflit, qui va se poursuivre sur le fond.

Benoît Picault a contre-attaqué et engagé une procédure devant la justice civile pour réclamer un bail commercial. « Depuis deux ans, M. Picault n’a jamais reçu de réponse à sa demande de bail. Pourtant, il paie un loyer, il paie la cantine, il libère une salle quand l’Église le lui demande, il y a une vie qui ne peut pas s’arrêter comme ça », a expliqué ce matin à l’audience le défenseur de Benoît Picault, maître Vincent Dubois.

Une première audience de mise en état doit avoir lieu mercredi devant le tribunal civil de première instance de Papeete. Le conflit entre l’école bilingue et la mission catholique ne fait que commencer.

 

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