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Le conservatoire fait sa mutation vers l’enseignement à distance

Le Conservatoire artistique de Polynésie française, à l’image des établissements scolaires, a entamé depuis le 6 avril la dématérialisation de ses cours dans le cadre de la continuité pédagogique. 1 663 élèves sur les 1 707 que compte l’établissement ont désormais accès de chez eux à l’enseignement artistique.

Depuis le 6 avril, le Conservatoire artistique de Polynésie française a mis en place des cours en ligne dans le cadre de la continuité pédagogique. « Une décision prise avant le confinement », précise le directeur du conservatoire, Fabien Dinard.

Pour ce faire, les cours sont dispensés sur diverses plateformes comme Zoom, FaceBook, Skype ou bien par mail. Certains se font en direct ou sont enregistrés à l’avance et postés sur des groupes fermés sur les réseaux sociaux.

Si certains cours peuvent se faire aisément à distance, d’autres ont posé plus de difficultés et ont été abandonnés, comme les cours d’ensemble pour le grand orchestre qui comporte plus de 50 musiciens.

La jeune génération d’enseignants maîtrise les nouvelles technologies, mais d’autres ont eu plus de mal à s’y mettre et auront besoin d’une bonne formation de base.

Une bonne partie des professeurs enseigne de leur domicile, mais ceux qui ne maîtrisent pas l’outil se rendent encore au conservatoire, qui dispose d’une salle dédiée à l’informatique où un informaticien se tient à leur disposition. Certains, comme les professeurs de danse, se rendent au conservatoire pour s’y faire filmer et envoyer les vidéos par mail.

Pour l’heure, le bilan de la première semaine d’enseignement à distance montre que 1 663 élèves sur les 1 707 que compte le conservatoire ont participé aux cours, et cela dans des matières comme la musique classique, les arts visuels, la chorale, le théâtre et les arts traditionnels.

Si pour l’instant le conservatoire assure ses missions, Fabien Dinard s’inquiète des coupes budgétaires qui se feront forcément au vu de la situation ; en cas de problème économique, partout dans le monde, c’est toujours la culture qui trinque. « À nous de montrer que la culture aide la population à s’épanouir », affirme Fabien Dinard.

 

 

 

 

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