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Le Pays « surpris » par les démissions au Civen

Le porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou, s’est dit « surpris » par la « brutalité » de la nouvelle de la démission des membre du Civen lundi à Paris. Il estime que l’avis des scientifique est nécessaire. Le député Tavini, Moteai Brotherson, estime que cette décision était « prévisible ». Pour le président de Moruroa e tatou, Roland Oldham, elle « ne change rien » au blocage des dossiers.

Radio 1 l’annonçait hier, six des neuf membres du Civen ont démissionné à la suite de la récente modification de la loi Morin, qui prive désormais le comité de toute expertise scientifique sur les dossiers d’indemnisation. Une décision surprenante par sa « brutalité » a estimé mercredi midi le porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou, lors du point presse du conseil des ministres. Le porte-parole qui regrette de ne pas avoir eu d’explications associées à ces démissions.

« C’est un sujet avec beaucoup d’épisodes et finalement, on n’avance pas tellement », résume Roland Oldham, le président de l’association Moruroa e tatou, pas mécontent de son côté d’apprendre le départ « de ces soi-disant spécialistes experts ». Mais la démission en masse de membres du Civen entraîne le blocage de l’examen des dossiers polynésiens jusqu’à nouvel ordre. Pour Roland Oldham, ça ne va pas changer grand-chose.

L’association entend faire pression sur les responsables politiques. Roland Oldham annonce une rencontre prochaine avec le gouvernement local « pour voir ce qu’il compte faire », mais aucune date n’a encore été fixée.

De son côté, le député Tavini, Moetai Brotherson, n’est « pas plus surpris que ça » par ces démissions en masse. Pour lui, « c’était prévisible, la dernière modification de la loi Morin avec notamment l’instauration de cette nouvelle commission laissait augurer ce qu’il vient de se passer ». Cette commission mixte paritaire chargée de « proposer les mesures destinées à réserver l’indemnisation aux personnes dont la maladie est causée par les essais nucléaires » a été constituée, mais sa composition n’est pas encore connue. Moetai Brotherson dit ne pas avoir été approché pour le moment, mais il souhaite « bien entendu » faire partie de cette commission. En attendant, il prône la concertation pour faire avancer les choses.

Le député Tavini a abordé le sujet avec Maina Sage, il y a quelques jours, après la première séance publique des Questions au gouvernement, lors de laquelle la députée Tapura a interpellé le gouvernement central sur l’application de la loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. « On a commencé à en discuter, mais de manière non approfondie, là, on reprend contact sur ce dossier et on va essayer de travailler ensemble là-dessus », précise Moetai Brotherson.

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