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Le Schéma directeur de l’artisanat fait l’unanimité au Cesec

Bon accueil du Cesec au Schéma directeur de l’artisanat traditionnel, dont les objectifs affichés sont le maintien et la transmission des savoir-faire, la structuration et la gestion de l’approvisionnement en matières premières, et le renforcement de la collaboration pour stimuler la commercialisation et l’exportation.

« Le Service de l’artisanat recense 2 600 artisans et 700 associations, dont la moitié est située hors des Îles du Vent. Près de 75% sont des femmes, majoritairement âgées de plus de 50 ans. » La transmission est donc le premier axe de ce schéma directeur.

Les difficultés que rencontrent les artisans pour se fournir en matières premières sont également une menace. C’est le deuxième axe.

Troisième et dernier axe, la commercialisation locale et internationale des produits de l’artisanat manque de coordination. Difficile de quantifier le réel poids économique du secteur : les estimations sont de l’ordre de 2,5 à 3,5 milliards de Fcfp par an, « mais seules 15 à 30% des activités sont pleinement déclarées », reconnaît le gouvernement. Une situation qui « traduit un manque de formalisation » et une approche plutôt individualiste qui rend difficile « la mise en œuvre d’une dynamique collective ».

Le Schéma directeur de l’artisanat, dont le suivi sera assuré par un comité de pilotage, ambitionne donc de solutionner ces trois problématiques tout en préservant le rôle de « pilier identitaire et culturel fondamental » et le lien social que représentent les associations. Il s’appuie sur la consultation d’environ 600 artisans dans tous les archipels, une méthode soulignée par leKainuu Temauri, ministre de la Jeunesse et des Sports en charge de l’artisanat : « L’artisanat est une force pour notre pays (…), maintenant il faut qu’on puisse apporter la touche de modernisation dans la commercialisation en utilisant les nouvelles techniques de vente. »

Un lieu d’exposition permanent et de transmission en ville

Ces trois axes sont déclinés en 26 objectifs opérationnels et 19 actions directes à mettre en œuvre d’ici 2030. Parmi elles, la création d’un « pôle emblématique pour la valorisation et la transmission » où les artisans pourraient assurer une présence continue. Le Pays est à la recherche du lieu idéal en ville. « C’est un projet structurant pour le secteur et ça devient une nécessité, dit le ministre. La plupart des subventions que l’on donne aux associations artisanales sont consacrées à la location d’espace ou à la sécurisation d’espaces quand ils ont leurs salons. »

Le Cesec a émis 5 recommandations. Il encourage le Service de l’artisanat à mettre en place des formations par les maitres-artisans, et le Pays à construire au plus vite le lieu d’exposition. Il propose également d’édicter une charte-cadre des fare artisanaux (ouverture minimale, sessions de transmission, règles anti-exclusion…). Enfin il demande une meilleure mise en avant du label « Fenua Original », ainsi que l’imposition de sanctions aux artisans qui ne respectent pas les règles de labellisation.

Les 38 membres votants du Cesec ont tous voté l’avis favorable proposé par ses rapporteurs.

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