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Le Syndicat des praticiens hospitaliers s’élargit et appelle à la réforme

Le Syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française change de nom et s’élargit aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes de toutes les structures publiques de santé. Sous l’appellation nouvelle de Syndicat des praticiens publics de Polynésie française, il ambitionne d’attirer les praticiens de la Direction de la santé, et de peser dans les réformes qui tardent, la création d’une fonction publique hospitalière et d’un statut des établissements publics de santé. « La sécurité des malades ne peut plus être assurée », dit le syndicat.

Les métiers de la santé ne sont pas suffisamment attractifs pour assurer une offre de soins correcte, affirme le Syndicat des praticiens publics de Polynésie française. Sous ce nouveau nom, l’ex-Syndicat des praticiens hospitaliers, dont le terrain d’action était jusqu’ici le seul CHPF, s’élargit aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes des autres structures de santé publique gérées par la Direction de la santé, les hôpitaux périphériques et les dispensaires.

Et le SPPPF, donc, explique dans un communiqué que, de la prévention aux hospitalisations complexes en passant par les soins de proximité, c’est toute une chaîne qui est grippée et la sécurité des malades qui « ne peut plus être assurée. Il est donc indispensable que les postes de médecins, de chirurgiens, de pharmaciens et de chirurgiens-dentistes des structures publiques de santé soient pourvus ».

« Malheureusement, les difficultés de recrutement de ces praticiens publics sont de plus en plus critiques, entraînant des fermetures de dispensaires, l’arrêt de la prévention, l’interruption des soins et des interventions chirurgicales, avec parfois des conséquences irréversibles, » écrit le nouveau syndicat qui rappelle que la combinaison de « conditions d’exercice souvent très difficiles » et de « dispositions statutaires complètement obsolètes » a mené à une situation sanitaire alarmante. « Le maillage intelligent du territoire » par les différentes structures de santé n’est plus possible, et le système de santé a perdu sa cohérence, résume l’un des nouveaux membres du bureau du syndicat.

La réforme attendue face aux interrogations de Vannina Crolas

« Il est donc urgent de réformer maintenant les statuts de ces structures publiques de santé, ainsi que les statuts des praticiens publics de santé » pour redonner de l’attractivité aux postes vacants. Si la création « d’établissements publics de santé » portée par le ministre Cédric Mercadal a été approuvée par le gouvernement et transmise à l’assemblée, celle d’une fonction publique hospitalière n’est pas une urgence vitale pour la ministre de la Fonction publique Vannina Crolas, qui veut d’abord « poser un cadre commun à la fonction publique (…) avant de faire une fonction publique spécifique ». Et qui se montre méfiante envers le « modèle de service public à la française », espérant trouver l’inspiration ailleurs. Un « plan d’action » est annoncé « d’ici la fin de l’année pour une mise en œuvre progressive dès janvier 2026. »

En attendant, le syndicat rénové devrait attirer de nouveaux membres aux élections professionnelles qui se profilent.

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