ACTUS LOCALESTRANSPORTS Le Terevau de nouveau bloqué à quai Charlie Réné 2025-12-29 29 Déc 2025 Charlie Réné La société d’exploitation de la navette rapide, qui avait repris les rotations la semaine dernière après un mois d’arrêt et un placement en redressement judiciaire, a annoncé une nouvelle suspension du service, à partir de ce mardi 30 décembre. Il s’agit de finaliser le renouvellement des titres de sécurité et du certificat de navigation du Terevau qui attend aussi l’installation de nouveaux moteurs. Reprise compliquée pour le Terevau. Bloquée à quai à partir du 21 novembre par l’impossibilité de payer ses factures de carburant, la navette rapide, dont la société d’exploitation avait été placée en redressement judiciaire le 8 décembre, avait réussi à reprendre ses rotations entre Tahiti et Moorea le lundi 22 décembre. Des tarifs spéciaux « Welcome Back » avaient même été mis en place jusqu’à la fin de l’année, la nouvelle gérance voulant prouver la viabilité du navire construit en 2005 et qui avait commencé son service au fenua en 2012. Une semaine plus tard, pourtant, la direction annonce une mise à l’arrêt « pour des raisons de sécurité dès ce mardi 30 décembre 2025. « Cette décision s’inscrit dans le cadre du renouvellement des titres de sécurité et du certificat de navigation, actuellement arrivés à échéance et en cours de renouvellement, précise l’entreprise aujourd’hui gérée par Frédéric Faura. Une prolongation d’un mois a été accordée afin de permettre la planification des opérations nécessaires, incluant les visites réglementaires ainsi que les travaux techniques prévus, notamment le remplacement des moteurs principaux déjà programmés ». Frédéric Faura précisait ce weekend dans les pages de Tahiti Infos que les nouveaux moteurs étaient déjà en Polynésie, mais pour l’instant bloqués sous douanes. Il assurait que l’entreprise « avait les moyens de les faire sortir », et prévoyait une installation courant janvier, pour une dizaine de jours. Les défis administratifs s’ajoutent donc aux défis mécaniques. « Ces démarches sont essentielles pour garantir une reprise dans les meilleures conditions de sécurité, de fiabilité et de sérénité pour les passagers comme pour l’équipage », précise le Terevau, à qui le tribunal de commerce a donné un répit d’au moins trois mois pendant lequel toute action des créanciers est bloquée.