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Les 15 projets polynésiens du Livre bleu des Outre-mer

Une sélection de 15 projets polynésiens est publiée dans le Livre bleu outre-mer. Il s’agit de « quelques-uns des projets » pour lesquels l’État s’engage à « expertiser la faisabilité ».

Sur les 1 330 projets proposés pendant les Assises des outre-mer, 200 propositions sont compilées dans un document de 56 pages intitulé « Territoires de projet », disponible sur le site internet livrebleuoutremer.fr. Dans cette liste figurent 15 projets localisés en Polynésie française. Certains déjà connus comme l’application Leadbees, le lycée de la mer, le pôle culturel de Paofai ou le centre de mémoire des essais nucléaires. Nous en faisons la liste complète en bas de cet article.

En introduction, ce document précise que « la liste des projets présentée ci-après n’est pas exhaustive. Elle représente quelques-uns des projets qui ont été conçus durant les Assises des outre-mer et pour lesquels l’État s’engage à expertiser la faisabilité et la pertinence pour le territoire concerné, en vue de les accompagner de la manière la plus adaptée ».

« Forum des projets » et « comité de suivi »

À la suite de la publication de ce Livre bleu outre-mer, un « forum des projets » est annoncé à Paris à l’automne 2018 pour « mettre en relation porteurs, décideurs et financeurs ». Un comité de suivi du livre bleu sera ensuite instauré dans chaque territoire.

Quant aux financements, « l’horizon 2019-2022 sera celui des premiers contrats de convergence et de transformation prévus par la loi de programmation pour l’égalité réelle outre-mer de février 2017. Certains projets des Assises s’inscrivent directement dans le cadre de ces contrats », précise le Livre bleu outre-mer.

Les 15 projets polynésiens dans cette liste « non exhaustive »

– Un « foyer d’excellence bilingue » à Papeete destiné à héberger les lycéens des archipels éloignés.

– Construire et rénover les établissements scolaires et les internats, et améliorer le télé-enseignement grâce au haut débit.

– Étendre la présence de la mission de lutte contre le décrochage scolaire, aux élèves de la presqu’île, des îles Sous-le-Vent et des Marquises.

« Tahitiny lab », un centre de culture numérique en kit, facilement transportable et déployable dans les établissements scolaires des îles les plus reculées de Polynésie, comprenant des contenus éducatifs, ludiques et pédagogiques.

– Élaborer un plan de formation dédié aux métiers de la filière économie bleue dans la perspective de la création d’un lycée de la mer.

– Prévenir les violences faites aux femmes et les violences intrafamiliales, développer la prévention primaire en matière de violence et d’addiction, améliorer la prise en charge des victimes et prévenir la récidive chez les auteurs.

– Un « portail d’énergie solaire » sur internet pour permettre aux particuliers d’éevaluer leur potentiel de production photovoltaïque et d’obtenir des scenarii d’investissements.

« Découvrir Taputapuātea en vélo et kayak », un projet pour créer des emplois dans le tourisme à Raiatea.

« Pacific Digipol », un bâtiment multi-fonctions avec des équipements numériques de haut niveau et du très haut débit pour rassembler un incubateur, un hôtel d’entreprises, un espace de coworking, un espace information publique, un espace formation et un espace événementiel.

– Construire et réhabiliter des « abris de survie » pouvant accueillir toute la population dans certains atolls des Tuamotu et Gambier en prévision de phénomènes climatiques d’ampleur.

– L’application « Leadbees », des ruches connectées, un support technologique pour aider les apiculteurs à suivre leur exploitation.

– Le « pôle culturel de Paofai » : une médiathèque, un centre d’art contemporain, des ateliers, un auditorium, des boutiques, un café numérique, des jardins ludiques et culturels et un pole administratif.

– Aménager le site du marae de Taputapuātea, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, pour créer un pôle d’accueil et un espace d’échanges culturels et protocolaires.

– Obtenir le classement des Marquises au patrimoine mondial de l’Unesco « à horizon 2021 ».

– Construire un « centre de mémoire sur les essais atomiques dans le Pacifique » destiné à « transmettre les témoignages, la connaissance et la mémoire des 30 ans de présence du Centre d’expérimentation du Pacifique entre 1966 et 1996 ».

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1 Commentaire

  1. PB
    7 juillet 2018 à 12h57 — Répondre

    Pathétique ! Il faut que le secteur privé ce prenne en main, il n’y a rien à attendre des politiques et c’est pas leur rôle. On doit être le seul pays au monde à avoir un poids aussi significatif (+ de 50% si je ne me trompe pas) du secteur public dans le PIB. Dans ces conditions, c’est pratiquement impossible de créer des emplois et de la richesse, et tout cela se fait avec un tas de corporations et associations patronales et autres, quelle incompétence, c’est incroyable ! et dire que nous payons des impôts pour cela.

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