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Pour le SNETAA, les calendriers scolaires vont « accentuer les ruptures sociales et affectives »

Le syndicat de l’enseignement SNETAA FO Polynésie a fait part de ses inquiétudes concernant les nouveaux calendriers scolaires, adoptés en conseil des ministres mercredi. Le syndicat et sa fédération, la FNEC FP-FO, s’opposent aux projets de calendriers des années 2027-2028 et 2028-2029, qui suppriment une semaine de vacances à la Toussaint et enlèvent une semaine en avril pour la déplacer en février. Conséquence de ces modifications : les élèves internes venant d’îles éloignées auraient uniquement la possibilité de rentrer chez eux pendant les vacances de décembre et pendant celles de février, qui se suivent, et non plus pendant le reste de l’année. Une situation « compliquée », notamment pour les jeunes collégiens de 11 à 15 ans, qui vient « accentuer les ruptures sociales et affectives déjà existantes ».

Lire aussi : Rentrée fin août, vacances déplacées… Des changements au calendrier scolaire 2027

La refonte des calendriers scolaires continue de faire parler. C’est maintenant le SNETAA FO Polynésie qui dénonce la mise en place des projets adoptés mercredi en conseil des ministres. Le Syndicat National de l’Enseignement Technique Action Autonome Force Ouvrière et sa fédération, la FNEC FP-FO, s’étaient déjà prononcé contre les calendriers 2027-2028 et 2028-2029, qui leur avaient été présentés lors du Haut comité de l’éducation le 10 mars. Ils regrettent qu’ « aucune concertation réelle n’ait été menée, malgré les demandes formulées à plusieurs reprises ».

Principale source de discordance dans ces nouveaux calendriers : la suppression d’une semaine de vacances à la Toussaint à partir de 2027, sur les deux existant actuellement. Un choix qui se fait au détriment des élèves internes des îles éloignées, comme l’explique Maheanuu Routhier, secrétaire territorial du SNETAA FO Polynésie : « Dans le second degré, des collègues de collèges reçoivent les enfants des îles à partir de la sixième. Donc, à partir de 11 ans, ils sont retirés de la cellule familiale. La DGEE ne faisant pas de rapatriement sur une semaine de vacances, les élèves seront obligés de rester à l’internat du mois d’août jusqu’au mois de décembre. Pour ces jeunes enfants, c’est compliqué. »

Des rapatriements uniquement en milieu d’année

En outre, les nouveaux calendriers prévoient également le basculement d’une semaine des vacances d’avril sur celles de février. Donc, en plus de l’absence de rapatriement possible entre août et décembre, cette nouvelle organisation supprime aussi la possibilité de rapatriement des élèves entre mars et juillet. En cours d’année scolaire, les deux seules vacances d’une durée supérieure ou égale à deux semaines sont ainsi celles de Noël et celles de février, très proches l’une de l’autre.

Cette nouvelle organisation « fragilise gravement les élèves concernés et accentue les ruptures sociales et affectives déjà existantes », souligne le syndicat, qui attend maintenant un retour de la ministre de l’Éducation à ce sujet. Selon Maheanuu Routhier, Samantha Bonet‑Tirao s’était engagée à « ouvrir un travail sur les calendriers 2027-2028 et 2028-2029 avant le mois d’octobre, en vue d’éventuelles modifications ».

Une concertation qui pourrait être menée en parallèle de celle sollicitée par les associations organisatrices de la Hawaiki Nui Va’a. De leur côté, ces dernières s’inquiètent pour l’organisation de la célèbre course de V6, qui se tient traditionnellement lors de la semaine des vacances de la Toussaint que les nouveaux calendriers prévoient de supprimer à compter de 2027.

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Tarena Maohi21/03/2026

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