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Les fonctionnaires d’État manifestent contre les coupes budgétaires

En écho à la mobilisation nationale contre l’austérité et les coupes budgétaires en métropole, une trentaine de fonctionnaires d’État – de l’administration pénitentiaire, de la justice, et de la police – s’étaient mobilisés ce jeudi matin devant le Haut-commissariat. Rassemblés sous la bannière de Force ouvrière (FO), les grévistes expriment leurs inquiétudes face aux possibles répercussions d’une politique nationale de réduction budgétaire sur la Polynésie, telles que le « gel voire la suppression de certains postes ».

C’est en face du Haut-commissariat qu’une trentaine de fonctionnaires d’État, rassemblés sous la bannière FO, ont monté leur piquet de grève ce matin. Une action en solidarité à l’appel lancé par les syndicats de métropole pour une journée nationale de mobilisation contre l’austérité et les coupes budgétaires.

Un impact au niveau local

Dans le viseur, les 44 milliards d’euros d’économie qui étaient prévus par le gouvernement Bayrou dans un budget très contesté, qui lui a coûté sa place. Mais la crainte que le nouvel exécutif qui doit être nommé par Sébastien Lecornu reprenne ces propositions persiste, car, d’après les autorités, plus de 500 000 personnes – plus d’un millions selon les centrales syndicales – ont manifesté en France pour lui faire passer un message ce jeudi.

Si le budget n’est pas modifié, « quelque part, on aura un impact aussi au niveau local, parce que ça touche les effectifs, explique Allen Sanquer, secrétaire départemental pour la Polynésie française de Force ouvrière fonction publique (FGF‑FO). Qui dit coupes budgétaires dit qu’il va bien falloir gratter et récupérer de l’argent. Et on sait très bien, à chaque fois, qui c’est qui paye la facture », et pour lui, aucun doute, ce sera « les salariés et les fonctionnaires ».

Allen Sanquer, secrétaire départemental pour la Polynésie Française de la Force ouvrière fonction Publique

« Des postes gelés ou tout simplement supprimés »

« Le budget de l’État qui est injecté en Polynésie est de l’ordre de 220 milliards de francs, indique Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP-FO. Si vous diminuez déjà de 15 ou 20 % le budget national, vous comprenez qu’au lieu de 220 milliards pour payer nos fonctionnaires, pour payer tout ce qui est régalien, l’armée, la gendarmerie, la police, le pénitentiaire, la justice, on risque d’avoir seulement 180 milliards. Donc, il y a des postes qui vont être gelés ou tout simplement supprimés. »

Précisons tout de même qu’il n’a jamais été question de supprimer 15 % du budget total de l’État et que le budget propre des Outre-mer ne concerne ni les prisons, ni la justice, ni l’armée, mais plutôt des investissements pour des missions précises de développement telles que l’aménagement du territoire, le financement d’infrastructures de santé et d’éducation, ou encore l’aide à la gestion des risques naturels.

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