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Les futurs aides-soignants formés au fenua seront bien diplômés d’État

À deux mois de la fin de leur formation, une vingtaine d’étudiants aide-soignant de l’UPF risquaient de ne pas obtenir un diplôme reconnu par l’État, faute de convention signée entre le Pays, l’État et l’Agence régionale de santé de Bretagne. Une situation qui aurait compromis leur insertion professionnelle, y compris en milieu hospitalier. Interpellé à l’Assemblée par Nicole Sanquer, le ministre de la Santé s’est voulu rassurant : la convention est arrivée ce mardi dans les bureaux du Haut-commissariat et elle sera finalisée avant la fin de l’année scolaire.

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Nicole Sanquer a interrogé, ce mardi à l’Assemblée, le ministre de la Santé Cédric Mercadal, sur l’avenir de la vingtaine de jeunes formés localement, au métier d’aide-soignant. Cette formation, dispensée depuis septembre dernier, à l’Université de la Polynésie française par la société Ocellia Santé-Social, vient pallier la fermeture temporaire de l’Institut Mathilde Frébault. Le souci, c’est qu’à l’heure actuelle, la convention tripartite – entre l’État, le Pays et l’Agence régionale de santé de Bretagne – exigée pour que le diplôme décerné aux étudiants soit officiellement reconnu au niveau national, n’a toujours pas été signée.

Résultat : les jeunes aides-soignants, qui seront diplômés dans quelques semaines, risquent d’obtenir un titre reconnu uniquement par le Pays, sous un référencement différent du diplôme national. Ce qui pourrait largement compliquer leur insertion professionnelle, y compris en milieu hospitalier. « Depuis plus d’un an, j’ai sollicité l’État pour formaliser cette convention sur laquelle un accord de principe avait été établi », a expliqué le ministre de la Santé, précisant qu’elle était déjà attendue pour la fin de l’année dernière.

40 places pour le diplôme d’aides soignants à la rentrée prochaine

Mais à l’entendre, plus de crainte à avoir : la convention devrait bel et bien être signée avant la fin de l’année scolaire. Coïncidence ou pas avec cette question orale transmise à l’avance, le document lui a été transmis par le Haut-commissariat quelques heures auparavant. « On devrait finaliser cette convention très prochainement, avant l’obtention du diplôme, ce qui permettra de faire en sorte que nos étudiants aient un diplôme d’État. » Ces 20 étudiants auront donc bien un diplôme national dans quelques semaines et pourront en quelque sorte soulager le milieu. Pour rappel, le métier d’aide-soignant est en tension au fenua : de nombreux postes restent vacants, et les organismes privés comme publics sont souvent contraints de lancer des appels à candidatures en métropole.

Le ministre, Cédric Mercadal qui avait évoqué lors de la rentrée de septembre l’hypothèse d’une collaboration pérenne avec l’UPF, en a profité pour confirmer la continuité de ce travail. « On a mis au budget 40 postes d’aides-soignants et 20 postes d’infirmiers pour l’année prochaine à l’université, précise t-il. Cela se fera concomitamment avec la réouverture de l’Institut Mathilde Frébault, prévue au cours du second semestre. »

 

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