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« Les horizons du numérique », trois jours pour motiver les futurs étudiants

Trois jours pour se tracer un avenir dans le secteur du numérique, c’est ce que proposent la présidence, la DGEN et la DGEE du 27 février au 1er mars. Les deux premiers jours sont réservés aux futurs étudiants, qui pourront découvrir les nouvelles filières, les financements disponibles pour ces études, et les débouchés. La dernière journée est ouverte au grand public ; le chef de l’innovation de Google Global Networks pour le Pacifique interviendra à deux reprises. Raimana Lallemant-Moe, qui vient de prendre la tête de la Direction générale de l’économie numérique, était l’Invité de la rédaction de Radio1 et Tiare FM.

Le numérique a été déclaré secteur prioritaire par le gouvernement Brotherson, et alors que le navire chargé des câbles Google se rapproche de la Polynésie, la promesse de capacités internet décuplées ouvre de nouvelles perspectives. Pour les entreprises locales, mais aussi pour des entreprises internationales qui envisagent de s’implanter au fenua, dit-on dans l’entourage présidentiel. Il s’agit de mobiliser les talents locaux et de créer « un vivier de Polynésiens spécialisés dans le numérique ». Durant trois jours, les jeudi 27 et vendredi 28 février, et le samedi 1er mars, sous le grand chapiteau de la présidence,  les élèves du secondaire puis le grand public découvriront les « Horizons du numérique ».

Invité de la rédaction de Radio1 et Tiare FM ce mercredi, le nouveau directeur général de l’économie numérique, Raimana Lallemant-Moe, met en avant les importants besoins dans ce domaine : « c’est le moment de faire la transition numérique et de pousser nos jeunes Polynésiens à s’intéresser au domaine, à se former au domaine et à travailler chez nous, en Polynésie ou même à l’international. »

Car pour ceux qui rêvent d’autres horizons, Raimana Lallemant poursuit : « Il y aura des opportunités en Polynésie, mais en tout état de cause, c’est très concurrentiel sur le marché international et il y a aussi des opportunités ailleurs. »

La Polynésie a besoin d’ingénieurs

Le Pays espère, grâce à cet événement, montrer aux jeunes qu’un avenir dans le numérique, c’est beaucoup plus que d’être YouTubeur ou influenceuse sur TikTok. Pour tirer son épingle du jeu, c’est un diplôme d’ingénieur qu’il faudra viser. Intelligence artificielle, cybersécurité, science de la donnée… « On a beaucoup de besoins dans diverses fonctions et notamment des fonctions d’ingénieur, dit Raimana Lallemant-Moe Ça peut être des développeurs, des intégrateurs, des administrateurs, mais ça peut être aussi d’autres personnes comme des délégués à la protection des données, des responsables de la sécurité des systèmes d’information ». Mais outre les premiers en maths-physique des filières générales, « ça peut aussi intéresser des bacs plus professionnels, technologiques, pas forcément des gens qui ont des atomes crochus avec les mathématiques. »

Les futurs étudiants pourront rencontrer les structures de formation en Polynésie, et échanger à distance avec des établissements à l’étranger. Avec des professionnels aussi, et des organismes susceptibles de participer au financement de ces études. Samedi 1er mars, c’est un intervenant d’habitude très discret qui s’adressera au public : Shirshendu Battacharya, chef de l’innovation produits et services sous-marins de Google Global Network : il est la cheville ouvrière du déploiement des câbles Google dans le Pacifique, et l’interlocuteur du gouvernement.

 

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