ACTUS LOCALESSOCIAL

Les surveillants de Tatutu attendent « des excuses » de leur directrice

Après la mobilisation à Nuutania fin mars, c’est à Tatutu que les surveillants de prison se sont fait entendre ce mardi. Ils dénoncent un management « toxique » et des conditions de travail qui se dégradent au centre de détention de Papeari. En cause, selon FO Justice : un dialogue social bloqué, une direction « absente » et qui « manque de respect » et des infrastructures « laissées à l’abandon ».

Après Nuutania, c’est à Tatutu que FO Justice a dressé son chapiteau. Ce mardi, plusieurs dizaines d’agents du centre de détention de Papeari se sont réunis devant l’entrée arrière de l’établissement, peu avant midi. Pas de grève pour ces fonctionnaires d’État qui n’y ont pas le droit, mais une mobilisation « pacifique » pour, selon eux, dénoncer “des situations inacceptables”, déjà au cœur de trois autres mouvements en un an.

Le syndicat avance sept revendications principales, toutes liées à ce qu’il qualifie de conditions de travail “délétères”. En ligne de mire : la directrice de l’établissement en poste depuis deux ans. « On s’est vus en avril, puis en octobre dernier. On s’est aussi mobilisés aussi le 7 avril cette année et elle n’a jamais répondu à nos demandes », déplore Karl Manutahi, représentant régional de FO Justice.

« C’est elle la patronne et que c’est elle qui décide »

Les griefs à l’encontre de la direction sont nombreux : remarques blessantes, absence de reconnaissance, abus d’autorité et management jugé « toxique ». Et le syndicat demande même des « excuses » officielles de la dirigeante. « Elle n’a jamais voulu répondre à nos revendications. Ce qui se passe, c’est qu’elle nous répond qu’elle va voir avec les chefs de service, alors que c’est elle la patronne et que c’est elle qui décide. Ce sont des questions qui sont de son ressort, alors pourquoi nous faire attendre encore alors qu’on a assez attendu ? », insiste le représentant syndical.

Au-delà des tensions humaines, les surveillants pointent aussi du doigt un manque de réactivité face aux problèmes techniques. Ascenseurs et monte-charge en panne depuis plusieurs mois, sanitaires hors service, station d’épuration saturée dans cet établissement inauguré en 2017 : les conditions matérielles se dégradent, selon le syndicat. FO Justice s’inquiète aussi de la charge de travail des agents, en « constante augmentation », et demande des réponses claires sur l’organisation des équipes de sécurité pénitentiaire. « On veut juste être entendus, qu’elle améliore nos conditions de travail. On lui demande simplement un peu plus d’attention, un peu plus de bienveillance. Mais elle ne répond pas », conclut Karl Manutahi, qui se dit prêt à poursuivre les mobilisations tant que la direction restera silencieuse.

Contacté, le Haut-commissariat n’a souhaité commenté le mouvement.

Article précedent

[MàJ] Un Gardian en difficulté avec 7 personnes à bord a pu se poser à Tahiti-Faa'a

Article suivant

Wie Körperhaltung und Emotionen das Herzgewicht und das Schicksal beeinflussen

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Les surveillants de Tatutu attendent « des excuses » de leur directrice