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Moetai Brotherson et Miss Tahiti font match nul en cuisine

À la présidence, l’ambiance était sucrée ce jeudi matin. Moetai Brotherson et Hinaupoko Deveze, Miss Tahiti 2025, se sont affrontés dans un concours de pâtisserie lors de la deuxième édition du Te Kai, journée dédiée aux métiers du tourisme et de l’art culinaire polynésien. Devant 400 collégiens, les deux participants, épaulés chacun par un commis tiré au sort, ont dû réaliser une Pavlova, jugée par le public et la cheffe Nina Métayer, double championne du monde de pâtisserie. Résultat : ex aequo.

Un concours de pâtisserie entre le président Moetai Brotherson et Hinaupoko Deveze, Miss Tahiti 2025, s’est déroulé ce jeudi matin à la présidence pour la deuxième édition du Te Kai, journée des métiers du tourisme et de l’art culinaire polynésien. Devant un public de 400 élèves de 4ᵉ, et des caméras qui rediffusaient en live l’événement pour tous les enfants des archipels, les deux compétiteurs, aidés chacun par un commis de cuisine tiré au sort, ont dû réaliser une pavlova. Un dessert avec une base de meringue, préparée en amont, de la chantilly et des fruits. Ils étaient jugés sur le visuel par le public via un QR code, et sur le gout par la plus grande pâtissière, double championne du monde, Nina Métayer, en déplacement en Polynésie depuis le début de semaine.

Mais alors qui a gagné ? « Alors, s’il y a une élection que j’aurais été très heureux de perdre, c’est celle-là, explique le président du Pays. Et au début, oui, ça se profilait assez mal pour moi, mais au final on est arrivés ex aequo. Je soupçonne quand même la technique d’y être pour quelque chose. Et je tiens à féliciter mon commis qui a fait des pochages vraiment très minutieux. C’était mes débuts dans la pâtisserie, peut-être une voie de reconversion après la politique. »

« Du chocolat et du pandanus »

Le président a réalisé une Pavlova à la chantilly de pandanus, des fruits de la passion, de l’ananas et du coco, tandis que celle de Miss Tahiti était composée de chantilly vanille, avec des morceaux de bananes et de papaye. Les deux desserts étaient « extrêmement différents, trop pour pouvoir être comparés », explique Nina Métayer, aussi jurée dans l’émission « Le meilleur pâtissier ». Le premier étant « plus gourmand » et le deuxième « plus doux et précis ». Mais les deux ont en commun de mettre en avant les saveurs de Polynésie.

« Il y a des très beaux produits locaux, précise la cheffe. On connaît bien la vanille, mais le chocolat aussi. C’est un produit que j’ai découvert cette semaine, le chocolat tahitien, que je ne connaissais pas du tout. Après il y a aussi le pandanus que j’ai utilisé en infusion, donc c’est intéressant. Mais ce que j’ai découvert, ce sont surtout beaucoup les fruits et des recettes, de très belles découvertes. »

« Des filières professionnelles d’excellence » 

Développer le « tourisme culinaire », c’est un objectif du Pays, rappelle le Président, et cela passe par la visibilité et l’attractivité du domaine. L’année dernière, c’était le chef Thierry Marx qui était venu animer la première édition du Te Kai.

« Chaque année, on essaie d’organiser un événement à destination de ce qu’on appelle les futurs talents, explique Hina Grepin, directrice du Campus du métier et des qualifications de Polynésie. C’est-à-dire qu’on voudrait voir émerger des jeunes talents qui vont dans les filières professionnelles, notamment l’hôtellerie-restauration, et on voudrait montrer que ce sont des filières professionnelles d’excellence et qu’il ne faut pas y aller parce qu’on subit ou parce qu’on travaillerait mal à l’école, mais au contraire parce qu’on l’a choisi. »

Un domaine qui assure un travail et avec une multitude de formations, « du CAP (certificat d’aptitude professionnel) jusqu’à la licence pro tourisme. Donc, il y a toute la palette des formations infrabac et postbac », assure la directrice. Bien que ce soit souvent des métiers « contraignants », on voulait montrer aussi le côté passionnant. Avec des modèles de réussite comme Nina Métayer qui n’a qu’un CAP mais qui aujourd’hui dirige une équipe de plus de 100 personnes », conclut Hina Grepin.

Cette battle est disponible en intégralité sur la page Facebook de la DGEE.

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1 Commentaire

  1. Albert1954
    24 octobre 2025 à 5h53 — Répondre

    « Les filières hôtellerie restauration sont des filières d’excellence & il ne faut pas y aller par ce qu’on travaille mal à l’école mais parce que l’on choisi »

    Vraiment pas d’accord ; conseiller ça aux jeunes peut avoir des conséquences dramatique sur leur vie.
    Ça me rappelle un conseiller d’orientation qui distribuais des brochures : « l’agriculture un métier d’avenir. »
    Quand bien même à force de travail acharné vous finiriez au George V au bout du compte ça reste et ça restera toujours une vie de larbin pour les nantis.

    Le message aux jeunes :
    Faites n’importe quoi d’autre mais évitez les boulots d’esclaves sous payés.
    Croyez en vous et vos rêves .
    Essayez de vous accomplir dans n’importe quel domaine qui vous plaît et le reste suivra Si vous le bossez de façon acharnée et sans JAMAIS abandonner.
    Là où il y a une volonté, il y a un chemin , et ne croyez pas que vous pourrez prendre l’autoroute car le trajet est tout aussi important que la destination =)

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