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Nouvelle alerte aux méduses à la pointe Vénus

Des méduses échouées par dizaines sur la plage, et beaucoup d’autres dans l’eau, près du rivage. C’est la mairie de Mahina qui a mis en garde les baigneurs ce lundi matin, contre ce nouveau débarquement à la pointe Vénus, dû à la houle de ces derniers jours. Mi-mars plusieurs personnes avaient été piquées, et certaines avaient même dû être transférées à l’hôpital. 

Les méduses échouées sur la plage ont été observées ce matin par « les premiers promeneurs » de la Pointe Vénus. « Si l’eau est pourtant assez fraîche, c’est peut-être la houle et le vent qui ont poussé les animaux tentacules urticantes sur notre littoral », précise la mairie, qui appelle donc à la vigilance. À la mi-mars, plusieurs baigneurs avaient été piqués, dont certains pris en charge par les pompiers, voire même évacuées vers le Taaone.

La pointe Vénus et les plages de la baie de Matavai sont très exposées à l’échouage de ces animaux qui se déplacent au gré des vents, courants et marées. L’année dernière, l’Arass avait rappelé dans son bulletin sanitaire que les tentacules des méduses sont recouvertes de millions de cellules urticantes – des nématocystes – , qui, une fois déposées sur la peau, peuvent engendrer des « douleurs vives, rougeurs, démangeaisons, éruption cutanée souvent en forme de fouet ». Voire même, dans les cas les plus graves – et les plus rares – des « maux de tête, une léthargie, des vertiges, et des malaises ». L’agence de santé avait aussi rappelé que faire et ne pas faire en cas de piqûre : ne pas rincer à l’eau douce, ou avec des produits comme du vinaigre qui risqueraient de rompre davantage de némtocystes et donc de libérer davantage de venin. Pas question non plus de chercher à inciser la lésion, de tenter de sucer le venin ou de ce gratter. Il est en revanche conseillé, après être sorti de l’eau, de rincer « abondamment la piqûre à l’eau de mer ou au sérum physiologique », voire à l’eau chaude si elle n’est pas brûlante. Et d’appliquer de la mousse à raser, qui va piéger les cellules urticantes sans les éclater. Après un temps de séchage, il suffit de racler cette mousse délicatement « à l’aide d’un objet rigide comme une carte de crédit ».

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