ACTUS LOCALESÉCONOMIE Pas de fiscalisation du photovoltaïque “à l’ordre du jour” Lucie Ceccarelli 2026-05-03 03 Mai 2026 Lucie Ceccarelli L’annonce, par le ministre des Finances et de l’Énergie, d’une possible “fiscalisation a minima des installations d’autoconsommation” électrique a fait réagir les professionnels du secteur, qui y voyaient là une décision contraire aux objectifs climatiques et économiques du Pays, d’autant plus en cette période de tensions mondiales sur le pétrole. Dans un communiqué, le gouvernement a voulu les “rassurer”, ainsi que l’ensemble de la population : “Aucun projet de fiscalisation de cette filière n’est à l’ordre du jour”, ajoutant que “toute évolution éventuelle du cadre réglementaire serait conduite dans un esprit de concertation avec les acteurs concernés”. Lire aussi : « On a besoin d’une vraie vision politique sur le développement du photovoltaïque » Début avril, le ministre des Finances et de l’Énergie annonçait à notre antenne que le Pays réfléchissait à plusieurs “pistes” pour “financer le service public de l’électricité” et l’aider à couvrir ses charges. Parmi celles-ci, Warren Dexter évoquait la “fiscalisation a minima des installations d’autoconsommation”, à savoir les panneaux solaires que les particuliers et entreprises installent sur leur toit, sans néanmoins “les interdire” comme l’avait recommandé l’Autorité polynésienne de la concurrence. Une déclaration qui avait fait bondir le porte-parole du collectif Synergie, Jimmy Wong, qui voyait là un choix “risqué” et “incohérent”, alors que “le gouvernement a justement placé le renouvelable dans ses priorités”. Cette réflexion sur une éventuelle fiscalisation du photovoltaïque n’est visiblement plus d’actualité car, en réponse à ces préoccupations, et au vu du “contexte international qui rend particulièrement visible la dépendance structurelle du Pays aux hydrocarbures importés”, le gouvernement a tenu à préciser par communiqué “qu’aucun projet de fiscalisation de cette filière n’est à l’ordre du jour”. Aujourd’hui, “Warren Dexter tient à rassurer les professionnels du secteur ainsi que l’ensemble de la population”, ajoutant que “toute évolution éventuelle du cadre réglementaire serait conduite dans un esprit de concertation avec les acteurs concernés”. Ce qui laisse donc malgré tout la porte ouverte à de futures discussions sur le sujet.