ACTUS LOCALES

Pour Léa Godallier, la « vague » padel est loin de s’arrêter : « Il suffit de la surfer »


La quintuple championne de France Léa Moerava Godallier a inauguré les deux nouveaux terrains de l’Intercontinental Tahiti, où se croisent déjà touristes et abonnés résidents. L’occasion pour cette Polynésienne, élevée par une famille d’adoption en métropole, de saluer le soutien qu’elle reçoit au fenua, pays qu’elle redécouvre petit à petit, mais où elle a trouvé d’importants sponsors, et où elle avoue être bien plus reconnue qu’à Paris. Déçue par sa saison 2025, malgré un titre national et une médaille d’argent européenne, elle compte bien retrouver les sommets du classement mondial en 2026, moins de deux ans après la naissance de son premier enfant.

« Très fière », Léa Godallier qui était l’invitée d’honneur, il y a quelques jours, de l’Intercontinental Tahiti Resort & Spa pour l’inauguration de ses deux nouveaux terrains de padel. Les petits courts vitrés sont sortis de terre par dizaines, ces dernières années à Tahiti, et des commandes ont même été passés à Moorea et dans les Raromatai. Mais les retrouver au sein d’un grand hôtel, c’est bien « une première ». « C’est génial d’avoir des terrains dans un endroit si prestigieux, et je suis fière qu’on m’ait choisi pour les inaugurer », se félicite la sportive professionnelle de 30 ans, Polynésienne élevée par sa famille d’adoption dans le pays basque français.

Fin novembre, la quintuple championne de France – le dernier titre a été accroché à son palmarès en novembre – a animé des masterclass, et elles ont été très demandées. Trop, même, vu le calendrier chargé de la jeune maman, au fenua pour quelques jours avant de retourner préparer sa saison en Europe. Et c’est là son autre motif de fierté : être si bien accueillie et soutenue, à l’année, depuis la fenua, pays qu’elle ne redécouvre que depuis quelques années.

« En France, c’est pas que personne ne sait qui je suis, mais dans un aéroport à Paris, on ne va pas me reconnaitre… Là, quand j’arrive à l’aéroport à Tahiti, il y a des gens qui me demandent des photos, je vois des gens me regardent ou qui n’osent pas venir me voir. C’est un peu particulier, je ne suis pas habituée, confie la championne qui a trouvé plusieurs sponsors polynésiens dont l’Intercontinental, mais aussi ATN ou la Banque de Tahiti, et que l’on voit régulièrement sur des panneaux publicitaires dans le pays. Mais en même temps, c’est tellement dingue l’évolution de cette discipline… Je suis vraiment fière de pouvoir la représenter au fenua ».

Les deux nouvelles pistes de l’Interconti sont déjà fréquentées par des touristes, mais surtout des résidents abonnés. ©Intercontinental Tahiti

Pas de « bulle » padel, mais une « vague », qu’il suffit de « surfer »

Une évolution « dingue » qui pour elle n’a pas de raison de s’arrêter. « Quand les gens s’y mettent, c’est un coup de cœur, une drogue », assure la spécialiste de ce sport qui a conquis, en quelques années, 500 000 pratiquant en France, et près de 30 millions dans le monde d’après la fédération internationale. La « bulle » padel risque-t-elle d’éclater ? Léa Godallier n’y croit pas : « Je pense que c’est même le début d’une vague, il suffit de bien surfer dessus ». 

Et la jeune femme, dont la famille biologique est originaire de Manihi, surfe avec entrain. Après une année 2024 marquée par la naissance de son premier enfant, elle a de nouveau remporté les championnats de France en 2025, mais aussi décroché une belle médaille d’argent par équipe aux championnats d’Europe. Pas suffisant pour la aito, qui parle d’une saison en dents de scie, marquée par de trop nombreux changements de partenaires  – et même de côté – puisque le padel se joue en double. Aujourd’hui 63e mondiale elle compte bientôt retrouver le top 40 et faire du bruit, aux côtés de son ancienne partenaire Giorgia Marchetti, dans les rendez-vous nationaux et internationaux :

Des courts ouvert aux touristes comme aux résidents

Si les deux pistes de l’Intercontinental Tahiti, installées à côté du court de tennis de l’hôtel, ont été inaugurées officiellement fin novembre, elles sont opérationnelles depuis le mois de septembre. Et s’y croisent déjà, toute la journée, et même jusqu’à 23 heures, des clients de l’hôtel, qui peuvent bénéficier d’un « token » – un créneau de réservation – gratuit avec leur chambre, et des résidents, abonnés ou payant à la séance. L’hôtel de Faa’a se transforme donc, aussi, en club de padel, mais ne cherche pas forcément à rivaliser avec les grosses structures comme Phenix, qui avait lancé la discipline au fenua, Excelsior, Dragon, ou Pirae Padel, qui gèrent les pistes construites par la mairie sur le site de la MJC. Avec 90 abonnés aujourd’hui, sur un maximum de 120 (qui peut être réétudier) et des tokens de 1h30, l’hôtel mise plutôt sur la pratique « plaisir », et plus souple sur les horaires ». « On ne cherche pas avoir du volume d’abonnés, mais que nos abonnés puissent jouer le plus souvent possible, explique Nedim Salignon, le directeur adjoint de l’établissement. S’ils jouent lundi et qu’ils veulent rejouer le mardi ou mercredi, il faut qu’il y ait de la dispo, et actuellement avec 90 abonnés, on arrive à en avoir, pour nos abonnés, et les clients qui veulent un créneau dans la journée ».

Article précedent

Tendance habitat 08/12/2025

Article suivant

Journal de 12h, le 08/12/2025

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Pour Léa Godallier, la « vague » padel est loin de s’arrêter : « Il suffit de la surfer »