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Quel rôle mondial pour l’Océanie française ?

CP/Radio1

En prélude au colloque  « Indo-Pacifique et routes de la soie, les nouvelles stratégies mondiales » qui se tient à partir de ce mardi matin et jusqu’à jeudi à l’Université de la Polynésie française, Pascal Boniface, directeur de l’Institut de recherches internationales et stratégiques, a planté le décor lundi soir. Nous l’avons interrogé sur la place de la France dans l’Océanie.

Dans un monde globalisé, la France d’Emmanuel Macron s’efforce de donner vie à ce concept « d’Indo-Pacifique* » qui réunit des chercheurs internationaux à Tahiti cette semaine. Pascal Boniface, spécialiste de géostratégie – il est l’invité incontournable des plateaux de télévision lorsqu’il s’agit d’évoquer l’équilibre des forces dans le monde et il décrypte l’actualité internationale sur sa chaîne YouTube – estime que la France a une carte à jouer dans l’Océan Pacifique.

Mais au moment où, estime-t-il, « le grand duel qui se profile est le duel sino-américain, », sa présence dans l’Indopacifique est un moyen pour la France d’affirmer sa légitimité au niveau mondial. « La France est une puissance militaire globale, qui est présente sur tous les continents. Elle n’est pas une hyper puissance,(…) mais elle est une puissance, » dit Pascal Boniface. Seule présence européenne dans la région, la France a de l’ambition, mais en a-t-elle les moyens ?

Le colloque qui s’ouvre ce matin va détailler les forces militaires, politiques et économiques en présence dans la région Indopacifique. La position géographique et la taille de la Polynésie la condamnent-elles à n’être qu’un porte-avions de la France ou, plus largement, de l’Europe ? C’est une des questions  auxquelles ce colloque répondra peut-être. Ou bien ce sera Emmanuel Macron qui y répondra lui-même lors de sa visite en avril prochain.

« Le monde en fait irait moins bien si l’ONU n’existait pas »

Pour ce tenant de la « realpolitik », les organisations internationales ont cependant encore un rôle à jouer. Si les membres les plus puissants du Conseil de sécurité bloquent parfois son action, l’Organisation des Nations unies reste un forum de rencontres et de discussions entre les états, et ses agences font un travail indispensable

Enfin, pour ce qui concerne les ambitions chinoises dans la région, et les réalisations concrètes qui ont vu le jour ces dernières années, Pascal Boniface ne peut que conseiller la prudence :

 * Lire aussi : https://www.iris-france.org/141255-dans-lindopacifique-la-posture-francaise-doit-evoluer/

Programme Colloque UPF 5-7 Novembre by Fred Ali on Scribd

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