ACTUS LOCALESSPORTS Raiau Maihau et Teanavai Perez dans le Top 10 des athlètes du Pacifique Charlie Réné 2026-01-01 01 Jan 2026 Charlie Réné La fédération océanienne d’athlétisme a publié son classement, toutes disciplines confondues, des meilleurs scores World Athletics des îles du Pacifique. Si la Papouasie Nouvelle-Guinée domine, avec en tête d’affiche sa sprinteuse Adrine Monagi, et que le lanceur de disque samoan Alex Rose pointe en tête côté tane, la Polynésie est bien représentée dans ces top 10. Grâce à deux sauteurs : Raiau Maihau, toujours aussi compétitif à 33 ans, pointe à la deuxième place régionale, quand la jeune pépite du saut en hauteur Teanavai Perez, 17 ans seulement, prend la neuvième place côté femmes. Voilà quelques années déjà que la fédération internationale World Athletics cherche à populariser son « ranking », un système de point attribué à chaque athlète de haut-niveau, dans toutes les disciplines et tout au long de l’année. Les calculs sont complexes, basés sur les classements du sportif dans chaque compétition, sur le prestige et la difficulté des évènements auquel il participe, des temps, distances et hauteurs qu’il a réalisé par rapport aux références mondiales et de la régularité de ses performances. Un classement qui permet d’évaluer les forces en présence dans chaque discipline, mais aussi de comparer des athlètes qui évoluent dans des épreuves très différentes. Ainsi, en fin d’année 2025, trouvait-on dans les trios de tête de ce ranking mondial, côte femmes, la spécialiste Kenyane du 5000 et 10 000 mètres Beatrice Chebet suivie par la sprinteuse américaine Melissa Jefferson-Wooden, plutôt à l’aise sur 100 et 200 mètres. Côté homme, le perchiste et serial recordman suédois Armand Duplantis a une longueur d’avance sur le roi du 400 mètres haies Rai Benjamin. Chez les Français, c’est la sauteuse en longueur Hilary Kpatcha et le coureur de fond Jimmy Gressier qui tiennent le haut du panier, tous deux assez loin dans le top mondial. Ce classement, d’abord décrié, mais qui s’installe peu à peu comme le critère de sélection principal pour tous les rendez-vous internationaux, a aussi pour but de donner davantage de repères au public, et de visibilité aux champions. Ça n’est donc pas une surprise si la Fédération océanienne d’Athlétisme s’est prêté au jeu dans les derniers jours de 2025 et a établi les classements régionaux, sur la base de ces « World Athletics Rankings ». 97 des 100 premiers athlètes masculins de la région, ainsi que 100% des femmes du top 100 océanien étant Australiens ou Néo-zélandais, un classement des « îles du Pacifique », comprenant la Polynésie, a été établi. Un repère à un an et demi des Jeux Et à ce jeu là, c’est la Papouasie Nouvelle-Guinée, forte de 10 millions d’habitants, qui est la plus représentée avec 12 athlètes dans les top 10 masculins et féminins. Dont la sprinteuse Adrine Monagi, meilleure athlète du Pacifique, mais qui ne figure dans aucun top 200 international. Le top homme régional, est, lui dominé par le Samoan Alex Rose, médaille de bronze du lancer de disque aux championnats du monde à Tokyo en septembre dernier. Mais ces comparaisons régionales permettent surtout de distinguer deux Polynésiens et deux sauteurs. En longueur pour Raiau Maihau, sur la deuxième marche du top 10 des îles du Pacifique. L’athlète de 33 ans, ex-champion de France et en lice pour les prochains trophées du Sport, avait réussi à se qualifier pour les Championnats du monde de Tokyo, où il était malheureusement passé à côté des qualifications. Côté femmes, Teanavai Perez pointe à la neuvième place de ce classement du Pacifique. À 17 ans, elle a été alignée dans plusieurs compétitions australiennes, néozélandaises et françaises cette année, et s’impose, centimètres après centimètres comme un espoir de l’athlétisme polynésien en saut en hauteur – sa spécialité, mais aussi en longueur et en sprint. Les classement de la fédération océanienne permettent aussi de se rendre compte du chemin à parcourir avant Tahiti 2027. Aux derniers Jeux, en 2023, les Polynésiens avaient rapporté 13 médailles sur 161 en athlétisme. Et 6 titres sur 54, dont ceux de Raiau Maihau et, déjà, Teanavai Perez. La Fédération s’est promis de faire mieux. Elle pourra en tout cas compter sur ces deux aito qu’elle appelle à « soutenir dans leurs futures performances ».