ACTUS LOCALESNOUVELLE-CALÉDONIEPOLITIQUE Sonia Backès : « Ce qu’a fait Manuel Valls doit poser question dans les autres Outre-mer » Charlie Réné 2025-05-12 12 Mai 2025 Charlie Réné Élue loyaliste ou membre du gouvernement collégial depuis 2009, Sonia Backès avait mené la coalition l’Avenir en confiance aux provinciales de 2019, où elle a pris la présidence de la Province Sud. En 2022, elle a été nommée secrétaire d’État à la Citoyenneté au sein du gouvernement d’Elisabeth Borne, et auprès du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Un poste gouvernemental qu’elle quitte en septembre 2023 après avoir été battu par un indépendantiste aux Sénatoriales. Présidente des Républicains calédonien depuis 2017, elle reste une des principales figures de la coalition Les Loyalistes, formée en 2020 pour préparer le deuxième référendum. ©LNC Le 13 mai 2024, la Nouvelle-Calédonie connaissait une première nuit de violences sur fond de tensions politiques autour du dégel du corps électoral. Incendies, barrages, pillages, affrontements avec les forces de l’ordre ou avec des milices de quartier… Les « émeutes », les « exactions », « l’insurrection » – les mots varient – dureront des semaines, faisant 14 morts, plus de 200 milliards de francs de dégâts, et laissant le Caillou dans une crise sans précédent. Un an après, la présidente de la Province Sud et cheffe de file loyaliste Sonia Backès développe son point de vue sur la situation. Économique, avec un « redémarrage fébrile », une incapacité des investisseurs à se projeter, et un « cercle vicieux » pour les collectivités… Mais surtout politique : après l’échec du « conclave » de Manuel Valls, l’ancienne secrétaire d’État accuse le ministre des Outre-mer d’avoir tenté un « coup politique personnel » et d’avoir, avec sa proposition de « souveraineté avec la France », voulu faire passer une indépendance déguisée. L’État doit se « poser des questions » sur la gestion du dossier. Et les autres collectivités ultramarines, notamment la Polynésie, doivent s’interroger sur le risque de « contagion » d’une évolution institutionnelle non choisie en Calédonie. Radio 1 : Les émeutes qui ont embrasé la Nouvelle-Calédonie et particulièrement le Grand Nouméa, ont débuté il y a un an, le 13 mai 2024. Quelles traces ont-elles laissé aujourd’hui dans le pays et particulièrement dans le Province Sud que vous présidez ? Sonia Backès : « Des traces qui sont évidemment encore très importantes. D’abord sur le plan économique : 800 entreprises qui ont été brûlées ou pillées. Celles qui ont été détruites ne sont pas reconstruites pour la plupart, certaines ont commencé, mais très clairement on a encore des trous béants dans l’activité. On a sans doute près de 12 000 personnes – on n’a pas un chiffre précis parce qu’on a des gens qui ont disparu des radars – qui ont perdu leur emploi, donc des difficultés au quotidien à se loger, à se nourrir… On a encore des conséquences économiques et sociales très importantes et puis on a des conséquences humaines très fortes puisqu’il y a une vraie rupture de confiance entre les uns et les autres, qui n’est pas du tout cicatrisée aujourd’hui. » Lors de la présentation récente des comptes économiques rapides 2024 de la Nouvelle-Calédonie, auprès de nos partenaires Les Nouvelles Calédoniennes, les représentants du Cerom ont effectivement parlé d’un bond de dix ans en arrière sur le PIB, d’un marché de l’emploi effondré, un marché immobilier dévasté, d’une confiance des entreprises au plus bas aussi… Mais ce que disent aussi les analystes, c’est que cette crise n’est pas entièrement passée. Elle est « encore devant » le Caillou. Est-ce que c’est aussi votre sentiment ou est-ce que vous estimez tout de même que le pays est sur une trajectoire de redressement ? « Je pense qu’on a arrêté de couler. Mais les chiffres qu’on a de ce début d’année montre que les Calédoniens, que ce soit les entreprises ou les particuliers, ont encore du mal à investir sur le long terme. C’est-à-dire que tout ce qui est investissement immobilier, gros investissements des entreprises sur plusieurs années, ne se font pas encore parce qu’il n’y a pas de visibilité. Ce qui reprend, c’est finalement les petits investissements, les travaux pour les particuliers, les investissements de court terme pour les entreprises, ça, ça reprend petit à petit, ce qu’on constate évidemment dans les montants de TGC (Taxe générale sur la consommation, qui a remplacé en 2018 la plupart des taxes et droit à l’importation) qui remontent. En fait l’activité du quotidien reprend petit à petit, évidemment pas dans les mêmes proportions que ce qu’on avait avant le 13 mai de l’année dernière, mais ce qui est complètement à l’arrêt c’est l’investissement de long terme : c’est difficile pour les gens de se projeter, on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. Le redémarrage reste encore très fébrile ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/SONIA-BACKES-1-economie-on-a-arrete-de-couler-mais-.wav « L’activité du quotidien reprend petit à petit, mais ce qui est complètement à l’arrêt c’est l’investissement de long terme » Vous avez plusieurs fois appelé Paris à encourager l’investissement, à soutenir davantage la reconstruction. Aujourd’hui ce qui a été mis sur la table par l’État est suffisant ? « Oui et non, d’abord il y a quand même des subventions importantes, c’est 200 millions d’euros (24 milliards de francs) sur la reconstruction des bâtiments publics, en subventions qui ont déjà été débloquées, donc ça, ça permet quand même le petit coup d’accélérateur, notamment sur le BTP. En particulier sur les petites entreprises parce que comme il s’agit de réparations, c’est plutôt des petites entreprises calédoniennes, donc ça permet de faire repartir doucement ce secteur là. Ensuite on a un gros, gros souci et je pense qu’on aura intérêt à porter des choses en commun avec tous les Outre-mer, sur les assurances. Aujourd’hui tout met un temps fou, les indemnisations ne sont pas encore arrivées d’une part, et d’autre part depuis ce qui s’est passé le 13 mai dernier, les assurances refusent d’assurer les entreprises et les particuliers pour le risque émeute, ce qui fait que l’absence d’assurance ou de réassurance bloque les banques pour prêter pour de nouveaux investissements. Ça limite les possibilités, et même si la confiance était là, ça limite la capacité de reconstruction. Là-dessus l’État n’est quand même pas beaucoup à nos côtés pour aider à ce que les assurances fassent leur part du job. On a évidemment un autre problème, vous l’avez dit, c’est qu’on a une baisse de PIB qui est estimée entre 10 et 15 %, et là-dessus donc des pertes de recettes fiscales absolument colossales. Les moyens des collectivités baissent, du coup leur investissement aussi, c’est une espèce de cercle vicieux. Et là-dessus on a des bagarres complètes avec l’État, parce qu’on nous demande de faire des réformes fiscales, des réformes de fonds, qui ne sont pas du tout d’actualité aujourd’hui. On a évidemment une base de contribuables qui a énormément baissé, et ces réformes, on n’est pas en capacité de les faire en situation de crise, parce qu’évidemment on n’a personne qui est capable de payer plus d’impôts aujourd’hui. » Christopher Giges, qui est membre loyaliste du gouvernement collégial calédonien et qui est en charge de l’économie et de la fiscalité, vient justement de signer un accord avec une bonne partie des partenaires sociaux sur un train de réformes « partagées » et qui doivent participer au « redressement »… « Effectivement, et c’est une très bonne chose. D’abord parce que c’est un marqueur de confiance, mais ensuite parce que ce qui est proposé dans ce train de réformes ce sont des mesures d’attractivité, la baisse de l’impôt sur les sociétés notamment, et des mesures qui ont vocation à réencourager les entreprises, qu’elles soient de l’intérieur de la Nouvelle-Calédonie ou qu’elles viennent de l’extérieur, à investir. Ces mesures ne sont pas du tout celles qui sont attendues par l’État, mais elles sont celles qui sont nécessaires pour la Nouvelle-Calédonie. De la même manière, Christopher Gygès a proposé des mesures de défiscalisation pour les gens qui reconstruisent, ce qui fait que les gens qui hésitent en se disant est-ce que je reconstruis, est-ce que je ne reconstruis pas parce que je n’ai pas de visibilité, on venir les encourager. Donc avec ces mesures-là on arrive à compenser un peu l’absence de confiance sur l’avenir. » « Ces mesures ne sont pas du tout celles qui sont attendues par l’État, mais elles sont celles qui sont nécessaires » Du côté de la Province Sud que vous présidez, des mesures drastiques avaient été prises assez tôt dans la crise. Où en est-on aujourd’hui ? « La province a effectivement eu des gros dégâts d’abord sur ses bâtiments, ensuite sur ses recettes, une population qui a été très touchée par les pertes d’emploi, les pertes de logements, etc. La province là aussi a redémarré puisqu’on a mis en place des dispositifs pour accompagner notamment les toutes petites entreprises qui fonctionnent très bien, qui relancent la dynamique économique pour ces structures qui constituent la plus grosse partie du tissu économique calédonien. Donc la province se relève après avoir fait des efforts drastiques en termes d’économie, en supprimant près de 200 postes maintenant, en faisant des baisses de coûts de fonctionnement, en fermant des dispositifs, en transformant des espaces physiques, comme l’espace Jeunes, en espace exclusivement numérique… On a été cherché sur tous nos dispositifs pour faire des économies, pour pouvoir continuer en fait à investir. On se rend bien compte que de toute façon il va falloir baisser le frein des collectivités. C’est ce qu’on a fait un peu en avance de phase sur les autres collectivités qui fait que la province aujourd’hui se porte sans doute mieux que d’autres collectivités ». L’avenir économique de la Calédonie dépend avant tout de l’aboutissement des discussions sur l’avenir politique, qui patinent depuis le troisième référendum de 2021. Il y a eu il y a quelques jours un nouveau round important d’échanges : le ministre des Outre-mer Manuel Valls à Deva, avec les représentant loyalistes dont vous faites partie, et les représentants indépendantistes. Tout le monde l’a écrit : pas de fumée blanche à la sortie de ce conclave. Ces discussions se résument à un échec ? « Non, c’est pas aussi simple que ça, mais on a clairement des désaccords fondamentaux. On a des indépendantistes qui veulent l’indépendance sans finalement savoir comment l’assumer, comment la financer, comment la gérer… Mais idéologiquement il n’y a pas d’autre solution pour eux que l’indépendance pure et simple. Et nous, qui considérons que la démocratie s’est exprimée à trois reprises dans des conditions qui étaient très défavorables au camp non-indépendantiste, mais qu’on a malgré tout gagné ces référendums et que donc la solution ne peut pas être à l’extérieur de la France. Pendant le débat on a vu des différences qu’il y a avec la Polynésie, où la démarche indépendantiste s’appuie sur une volonté d’autonomie économique. C’est-à-dire que les démarches vont dans le sens de dire ‘comment on fait pour se débrouiller tout seul avant d’avoir une démarche politique et idéologique’. On n’est pas du tout là-dedans en Nouvelle-Calédonie, donc finalement aujourd’hui c’est difficile de trouver un accord. Il y avait sans doute un chemin qui a été un peu gâché par le ministre parce qu’il est arrivé en donnant complètement raison à un camp. Les indépendantistes se retrouvaient dans la situation où soit il n’y avait pas d’accord et la menace c’était que les élections aient lieu avec un corps électoral gelé, ce qui est exactement ce qu’ils souhaitent. Ou soit il y avait un accord et c’était ce qu’ils souhaitent aussi. Donc ils n’avaient aucun intérêt à faire un pas vers nous puisque qu’il y ait accord ou pas d’accord, c’était eux qui avaient gain de cause. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/SONIA-BACKES-2-chemin-gache-par-le-ministre.wav Ça a paralysé la discussion, ça n’est pas un échec parce qu’on continue à se parler et on continuera à se parler et qu’à un moment ou à un autre il faudra trouver cet accord. C’était sans doute pas le moment, pas le ministre, qui s’y est sans doute assez mal pris même si ce n’était pas gagné au départ. Maintenant il y aura sans doute des élections, le corps électoral il est à construire avec des ajustements qui sont permis par le Conseil d’État, donc c’est là-dessus qu’on va travailler sur les prochains mois*. Et puis d’autres discussions auront sans doute lieu avec les interlocuteurs qui ont été légitimés par ces élections ». « Les indépendantistes n’avaient aucun intérêt à faire un pas vers nous puisque qu’il y ait accord ou pas d’accord, c’était eux qui avaient gain de cause. » Et ces élections provinciales doivent toujours avoir lieu avant le 30 novembre ? Un autre report est toujours une option ? « C’était une option réelle s’il y avait eu un accord : personne n’aurait alors eu de difficulté à expliquer au Conseil d’État qu’il fallait encore repousser les élections. Dès l’instant où il n’y a pas d’accord les élections auront très probablement lieu avant le 30 novembre prochain ou pas loin en tout cas. Les élections c’est quand même le souffle démocratique. Ne pas faire d’élections, il y a un moment où ça n’a plus de sens. Donc il faut les faire dans les conditions les plus apaisées possibles et c’est ça qu’on va travailler dans les prochaines semaines. » Nicolas Metzdorf déclarait à LNC, après les discussions de Deva, « On est en rupture avec Manuel Valls pas avec les indépendantistes ». Vous êtes à même aujourd’hui de discuter entre élus calédoniens de comment organiser des élections en évitant un retour de la violence dans la rue, sans « chaos » pour reprendre le terme du ministre des Outre-mer ? Oui je le pense. Vous savez on se voit tous les jours au Congrès, on est élus ensemble, ça fait des années qu’on travaille ensemble et il n’y a pas eu de tension pendant les discussions avec les indépendantistes. On a des désaccords idéologiques et concrets mais il n’y a pas d’agressivité. À la dernière journée de conclave, on avait proposé de prendre un peu de temps pour essayer de trouver un accord a minima, notamment sur les élections, et Manuel Valls a mis fin un peu brutalement aux discussions parce qu’il n’y avait pas d’accord global sur son projet, mais je pense qu’on est en capacité de trouver des éléments d’accord, encore une fois a minima, pour arriver aux élections de manière pacifiée. « On a des désaccords idéologiques mais il n’y a pas d’agressivité » Il faut le repréciser, Manuel Valls avait mis sur la table cette idée d’un statut de « souveraineté avec la France », qui a été qualifié dans le camps loyaliste d’indépendance déguisée. Vous, vous continuez à défendre votre projet de fédération au sein de la France ? « Ça n’est pas seulement nous qui considérons que c’est une indépendance déguisée puisque Manuel Valls a reconnu l’idée qu’il ne s’agirait plus d’un territoire français. Il a été très précis sur son projet, qu’on l’appelle souveraineté avec la France, indépendance-association, état associé, peu importe… Quoi qu’il arrive, on transfère les compétences régaliennes de la France à la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Calédonie décide ensuite de les déléguer à la France mais enfin, elles appartiennent bien à la Nouvelle-Calédonie, il y a une double nationalité et la Nouvelle-Calédonie a un statut international de pleine responsabilité, ça veut dire un siège à l’ONU. Il n’y a pas d’ambiguïté sur le fait que le territoire n’est plus un territoire français dans ce contexte-là, ça n’est pas une analyse de notre part. Nous, effectivement, nous avons proposé un système fédéral. Les accords de Matignon avaient mis en place ce système fédéral avec la provincialisation considérant qu’on avait des cultures, des modes de vie très différents, ce qui est moins le cas sans doute en Polynésie, et qu’il fallait organiser la Nouvelle-Calédonie de manière à prendre en compte les différences. Ça a très bien fonctionné entre 88 et 98, en 98 l’accord de Nouméa a considéré, c’était un pari qui valait le coup d’être pris, qui était de dire finalement les 20 ans de l’accord de Nouméa vont permettre de constituer un peuple calédonien uni, unique et finalement tout le monde va vivre de la même manière. On a échoué. Donc la question c’est de savoir comment on organise la Nouvelle-Calédonie pour prendre en compte ces différences sans que ça devienne des sujets d’opposition. Donc ce qu’on propose, c’est un système où les provinces ont davantage de compétences, et encore une fois ça va dans le sens de ce qui avait été fait par Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou en 88, pour que chacun puisse se sentir bien là où il est majoritaire. » Est-ce que vous avez le sentiment dans ces discussions qu’on parle uniquement de la Calédonie ou finalement le destin d’autres Outre-mer et la Polynésie en particulier est aussi indirectement en jeu ? Quand on regarde dans l’histoire, quand il y a eu des mouvements parallèles au niveau institutionnel, même si les statuts sont restés distincts… « Je pense que ce qu’a fait Manuel Valls, c’est-à-dire faire une proposition qui est contraire à la volonté exprimée de manière démocratique par les Calédoniens, est de nature à poser question dans les autres Outre-mer. Et les Outre-mer du Pacifique seront évidemment regardés, je pense, depuis Paris. L’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie donnera lieu à des questionnements, et ce n’est pas nous qui les poserons. On se garde bien de se mêler du statut des autres, on a suffisamment de problèmes comme ça. Mais par contre à Paris, dès l’instant où il y a une évolution institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie, quelle qu’elle soit, la question de la contagion, du risque de contagion ou de la volonté de contagion aux autres Outre-mer se posera forcément. En particulier pour les collectivités du Pacifique. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/SONIA-BACKES-3-mise-en-garde-les-autres-outre-mer.wav « Manuel Valls est arrivé ici en essayant de faire un coup politique personnel » Vous pouvez reprendre les discussions avec Manuel Valls ? Certains dans votre camp ont dit qu’il était « disqualifié » aujourd’hui… Est-ce qu’il faut s’adresser plus haut, qu’Emmanuel Macron reprenne directement la main sur le dossier calédonien ? « Je ne sais pas qui doit reprendre le dossier, mais Manuel Valls est arrivé ici en essayant de faire un coup politique personnel. Ça n’est pas à moi de dire qui est qualifié ou disqualifié, mais concrètement je ne vois pas comment, compte tenu de ce qu’il a fait, il peut réussir à remettre tout le monde autour de la table de manière constructive. On reviendra toujours autour de la table, mais il y a une rupture de confiance majeure aujourd’hui, donc il faut que l’État se pose la question de qui gère le dossier calédonien aujourd’hui. On ne choisit pas nos interlocuteurs et on ne choisit pas s’il reste ou s’il part, mais à un moment donné il y a une question d’efficacité de l’action publique… Et je ne vois pas bien comment lui va réussir à trouver des solutions pour la Nouvelle-Calédonie, compte tenu de ce qui s’est passé. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/SONIA-BACKES-4-Manuel-Valls-doit-se-barrer.wav *Le projet de loi constitutionnel dégelant le corps électoral, qui avait mis le feu aux poudres l’année dernière, a été abandonné par l’État. Mais la restriction du corps électoral provincial en Calédonie, qui exclut environ 40 000 électeurs non natifs, n’est pas jugé acceptable dans le temps par le Conseil d’État qui a rappelé en 2023 son caractère temporaire. L’association Un cœur une voix, qui milite pour une ouverture large du corps électoral, comme la plupart des loyalistes, a réaffirmé, ces derniers jours dans les pages de LNC, son refus d’une élection provinciales avec un corps électoral entièrement gelé et entend lancer de nouveaux recours dans les prochains mois.