ACTUS LOCALESSPORTS Tahiti 2027 lance sa chasse aux partenaires privés Charlie Réné 2026-01-22 22 Jan 2026 Charlie Réné Le comité d’organisation des prochains Jeux du Pacifique cherche à promouvoir, auprès du privé, les « opportunités » attachées à « l’évènement le plus important de l’histoire de la Polynésie ». Les retombées directes et indirectes de la compétition, qui doit attirer 10 000 visiteurs et engendrer plus de 1500 emplois, ont forcément de quoi donner le tournis. Mais Tahiti 2027 cherche surtout pour 500 millions de francs de sponsors, à qui sont promis une visibilité inégalée, dans les médias, sur les réseaux, dans les stades, qui doivent rassembler 40 000 spectateurs… et jusqu’à l’international. La Socredo et l’équipementier français Nolt ont déjà signé. Une présentation, pas la première, et loin d’être la dernière, pour le comité d’organisation des jeux de Tahiti 2027. Mais cette séance, organisée mercredi soir dans l’amphithéâtre de la CCISM, est une étape importante pour le « Coj », qui a officiellement lancé sa recherche de partenaires privés. Devant un parterre de chefs d’entreprise, et quelques représentants institutionnels, comme le Haut-commissaire ou le ministre des Sports, il s’agissait bien sûr de faire prendre conscience de l’ampleur de la compétition, « évènement le plus important de l’histoire de la Polynésie », comme le dit la présidente du comité Noelline Parker, en termes de fréquentation, d’investissements ou de retombées. Les chiffres pleuvent : 359 épreuves, 25 sites de compétition, 4500 athlètes, autant de volontaires, sans compter les officiels et techniciens venus de l’extérieur, même si Tahiti 2027 veut former plus que jamais. « Coloration polynésienne » à tous les étages Au total, ce sont 10 000 visiteurs qui sont attendus pendant la quinzaine de jours d’évènement entre la fin juillet et le début du mois d’août 2027. Et pas moins de 6000 doivent être logés et nourris, pour un total de 380 000 repas à servir. De quoi créer de l’activité dans une foule de secteurs : restauration, blanchisserie, transport, sécurité, animations, distribution, culture, artisanat, agriculture… Alors que les infrastructures sont encore en construction – sous la direction du Pays, de l’IJSPF et de G2P, plus que du Coj – l’heure n’est pas encore au lancement des marchés de prestations. Mais les entreprises sont invitées à s’y préparer : en plus des 200 emplois directs qui doivent être créés par le comité d’organisation, 1500 autres, a minima, seront engendrés par son activité. Au micro, son directeur Steeve Raoulx le rappelle : là ou des éditions précédentes des jeux se sont majoritairement appuyés sur les investissements, prestations et importations extérieurs – Honiara 2023, financé principalement par la Chine, avaient eu recours à beaucoup d’entreprises australiennes, asiatiques ou fidjiennes pour son organisation – Tahiti 2027 sera « aussi polynésien que possible ». « C’est la coloration qu’on souhaite donner à ces Jeux, insiste le responsable. Il faut qu’ils mettent en avant les Polynésiens. Sa population, que l’on attend en nombre dans les stades et autour, mais aussi l’ensemble du tissu économique, qui a toute sa place pour faire en sorte que les Jeux se passent bien, soient livrés en temps et en heure, et fassent preuve de toute leur créativité. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/JEUX-ECO-1-polynesien.wav « On maximise la visibilité » des partenaires Mais les Jeux ne cherchent pas que des prestataires. Le budget de l’évènement prévoit environ 500 millions de francs de sponsoring privés, soit un peu moins de 10% des recettes totales. Le Coj ne part pas de zéro : la Socredo, impliquée dans le financement des Jeux, et l’équipementier français Nolt, spécialisé dans les maillots sportifs éco-responsables et qui doit concevoir les tenues de près de 5000 volontaires, staffs et officiels techniques, sont les deux premiers « partenaires premium » révélés ces derniers jours. Entre les « entreprises supporters », les « fournisseurs officiels », les « partenaires officiels », et les partenaires « premium » et « majeurs », le Coj a déjà développé plusieurs « packages » pour ses relations avec les entreprises. « On veut donner la place à tout le monde, du plus petit contributeur au plus gros, parce que c’est un projet à l’échelle de la Polynésie », précise Steeve Raoulx, qui insiste sur la contrepartie de ses sponsors : une visibilité inégalée. « Pendant 15 jours, on aura évidemment une compétition sportives qui sera retransmise, on rappelle qu’on a six heures de direct obligatoire et que notre ambition c’est de passer à douze, une capacité d’accueil de 40 000 personnes dans les stades et autour, où on va forcément développer l’image de nos partenaires, liste le directeur, qui pointe aussi l’aura déjà importante de Tahiti 2027 sur les réseaux sociaux. Et il faut pas oublier qu’on a aussi un centre de broadcast qui sera mis en place ici avec l’ensemble des télés qui viendront de l’international. Donc on maximise aussi la visibilité à l’international ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/JEUX-ECO-1.wav Des partenaires internationaux aussi de la partie Le Coj précise tout de même que le dernier stade de partenariat – les « partenaires majeurs » – est réservé à des acteurs internationaux, « de par la couverture financière » qui leur sera demandé. Le comité n’entend d’ailleurs pas écarter les prestataires et sponsors non polynésiens de l’organisation. « Prenons les équipements très techniques liés à des disciplines sportives, on a pas de constructeur de piscine à l’échelle de bassins olympiques, forcément il faut aller en chercher ailleurs. Donc notre ambition, c’est aussi de trouver des partenaires internationaux, avec une surface de contribution sans doute beaucoup plus grande que ceux du fenua ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/JEUX-ECO-2.wav Parmi les compagnies internationales qui ont sponsorisé des éditions précédentes des Jeux du Pacifique, des marques de boissons, d’agroalimentaire, des banques ou des spécialistes de produits financiers, des compagnies aériennes, des géants des télécoms, du numérique ou des produits technologiques.