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Un passeport pour passer la frontière digitale au fenua

Le président de la CCISM, Stéphane Chin Loy, et son référent digital, Alan Touchard. © Radio 1

Le ministère en charge du Numérique et la chambre de commerce (CCISM) ont lancé depuis quelques jours le « passeport digital ». Une formation de cinq jours, financée à 80%, pour permettre aux patrons et aux patentés de Polynésie de « digitaliser leur société ». Objectif : « Réaliser la transition digitale de la Polynésie grâce aux chefs d’entreprises ».

Depuis deux semaines, les chefs d’entreprise et patentés peuvent s’inscrire pour le « passeport digital » proposé par le ministère en charge du Numérique et la CCISM. Un « passeport » qui est en fait le nom donné à une formation de cinq jours, destinée à faire tomber les frontières du numérique pour les entrepreneurs de Polynésie. La formation est prise en charge à 80% (25 000 Fcfp restent à la charge du chef d’entreprise) et elle balaye tous les nouveaux outils numériques indispensables pour « digitaliser son entreprise » : création de site Internet, implantation professionnelle sur les réseaux sociaux, mise en place de systèmes de vente en ligne… Répartie sur un semestre, la formation prévoit une partie généraliste et une partie spécialisée en fonction de l’activité du chef d’entreprise, comme l’explique le référent digital de la CCISM, Alan Touchard.

Facebook pro, site web, mobile-to-store, e-commerce, chatbot… Le but est de donner la maîtrise de tous ces outils aux chefs d’entreprise et aux patentés de Polynésie. Le passeport digital ne s’adresse qu’à eux. L’objectif du Pays étant de donner un accès à la transformation digitale pour ces « acteurs » qui ne peuvent bénéficier du fonds paritaire pour se former. Le ministre en charge du Numérique, Jean-Christophe Bouissou, souhaite d’ailleurs s’appuyer sur ces entrepreneurs pour « réaliser la transition digitale de la Polynésie ».

A travers ce type d’initiative, le ministre souhaite stimuler la « croissance connectée » de la Polynésie. L’objectif est donc économique, mais le Pays veut également s’appuyer sur le numérique pour « créer de l’emploi ».

Les réservations et inscriptions pour le passeport digitales sont ouvertes en ligne sur le site de la CCISM. Seules 168 places sont ouvertes jusqu’à la fin 2018.

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