ACTUS LOCALES

À l’Epic Vanille, plus que deux jours pour les départs volontaires

Le gouvernement a rendu applicables les nouvelles conditions du plan de départ volontaire de l’Epic de Tahiti, adoptées en conseil d’administration début juillet. Ceux qui choisiront la rupture amiable avant ce vendredi recevront 60% d’un salaire mensuel par année d’ancienneté. Mieux que les 30% qu’avait d’abord concédés par l’exécutif, mais pas au niveau de ce que demandaient les syndicats. Une vingtaine d’employés pourraient prendre le « deal », tandis que l’établissement va être recentré sur les missions les plus rentables.

L’Epic Vanille prend plus de temps que prévu à se dégraisser. L’établissement public créé en 2003 dont les résultats « bien maigres » et les coûts importants avaient justifié une recommandation de suppression pure et simple par la Chambre territoriale des comptes, avait lancé en fin d’année dernière un plan de départ volontaire destiné à se séparer d’au moins la moitié de sa quarantaine de salariés. Un plan dont les conditions avaient causé des remous syndicaux qui s’étaient exportés jusqu’à Tarahoi courant juin. Le gouvernement, après avoir annoncé le report d’un mois de la date de rupture de contrat prévu – du 30 juin au 31 juillet – a publié ce mercredi au journal officiel l’arrêté rendant applicable la nouvelle mouture du plan de départ, finalement adoptée le 8 juillet en conseil d’administration de l’Epic.

Les salariés qui choisiront de partir auront le droit à 60% d’un salaire mensuel par année d’ancienneté, là où la version précédente ne leur offrait que 30%. Les syndicats, eux, avaient demandé une compensation de 150% d’un salaire par an, comme le rappelle Tahiti Infos, avant d’abaisser leurs exigences à 80%.

Le nouveau « deal » devra être pris rapidement. Les salariés intéressés – ils étaient 22 au mois de février, et ces derniers restent « prioritaires » – ont jusqu’au 25 juillet, ce vendredi donc, pour se manifester. Pour un départ en fin de semaine prochaine, sans indemnités de préavis. Ni indemnités de congés payés, qui ont quoiqu’il arrive déjà été posés, d’après le quotidien.

Quant à l’Epic, dont la trésorerie devra être renforcée par Tarahoi pour assumer ce plan de départ, il reste pour l’instant en vie, comme le souhaitait le ministre Taivini Teai. Mais une fois restructuré, il devrait se concentrer sur des missions de production qui doivent l’amener à terme à l’équilibre financier. Les missions annexes – encadrement, recherche, contrôle – vont être confiées à d’autres organismes, publics, consulaires ou professionnels.

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