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Après la grève, « des engagements »

La grève de la Frapp, qui a duré cinq jours, a pris officiellement fin ce matin après une nuit entière de discussions. Si le syndicat s’est résolu à attendre mars pour discuter de la revalorisation du point d’indice général des fonctionnaires, le gouvernement s’est engagé à les inclure davantage dans les discussions les concernant. « Beaucoup de choses intéressantes » ont été mises noir sur blanc. « Des avancées » ont été obtenues notamment concernant la révision de la grille indiciaire des agents de catégorie D. Ces agents, « aux plus faibles salaires », devraient bénéficier d’une augmentation de 10 000 à 20 000 francs, selon la ministre de la Fonction publique Vannina Crolas.

La grève est levée, la tension peut retomber. Après une mobilisation qui commençait à échauffer les esprits, la ministre a salué ce matin le dialogue « constructif » instauré mardi soir entre le syndicat et l’exécutif. « Les discussions ont permis de se recentrer sur les points qui nous rassemblent. Nous avons pris des engagements des deux côtés », dit Vannina Crolas. Parmi ceux-ci figure la révision de la grille indiciaire des agents de catégorie D, restée inchangée depuis 1995. Un texte est « déjà les tuyaux », selon la ministre qui explique qu’il devait initialement être examiné lors du Conseil supérieur de la fonction publique (CSFP) de janvier. Il sera finalement examiné en priorité le 23 décembre, lors du prochain conseil donc.  « Il s’agit de rétablir une certaine équité et une justice sociale »,  dit la ministre. « On revoit toute la grille de rémunération, financièrement c’est entre 10 000 et 20 000 francs de plus. Tout le travail avec les organisations syndicales va se faire sur l’évolution de cette grille de rémunération. On devra tenir compte des catégories supérieures, puisque cette revalorisation va réduire la différence entre les catégorie D et C. Un travail que l’on doit faire avec beaucoup de prudence et surtout en tenant compet à chaque fois de l’impact financier que ces révisions vont avoir et notre capacité à intégrer ces revalorisations »

De son côté la Fraap qui a finalement fait le choix de saisir la perche tendue, depuis les premières négociations, par le président Moetai Brotherson  – après avoir tenté de rallier A Tia i Mua et la Fissap hier au mouvement – se dit soulagée de la tournure des discussions, même si la fédération a dû mettre de coté le point concernant la revalorisation immédiate du point d’indice. « Nous avons compris qu’il ne fallait pas se buter sur la revalorisation immédiate du point d’indice, car cela sera négocié dans trois mois avec tous les syndicats », avoue Gérard Barff, secrétaire général adjoint de la Fraap. Il a aussi souligné les avancées obtenues sur d’autres revendications : « Beaucoup de choses intéressantes pour les fonctionnaires ont été mises noir sur blanc. Nous avons tout examiné, virgule par virgule, pour que cela soit figé dans le marbre. »

La prochaine étape concernera la réunion de la commission spécialisée sur les cadres d’emploi qui doit se prononcer avant que le texte sur la révision des grilles ne passe devant le CSFP. « Il n’y aura aucun problème, assure la ministre. Le président s’est engagé, et je suis sûre que toutes les organisations syndicales seront d’accord pour cette revalorisation qui concerne les plus petits salaires. «  Quant à la revalorisation générale du point d’indice, elle sera abordée chaque année après la clôture des comptes du Pays, comme le prévoit le statut de la fonction publique. Vanina Crolas insiste tout de même sur l’importance « d’une réforme équilibrée, tenant compte des impacts financiers ».

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