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Après les paroles, les anti-nucléaires attendent les actes

© Antoine Samoyeau

Près de 350 personnes se sont réunies dimanche après-midi sur le site du mémorial dédié aux victimes des essais nucléaires à l’occasion de la commémoration du premier tir en Polynésie française. Après les déclarations de François Hollande et la modification de la loi Morin, les militants anti-nucléaires attendent des avancées concrètes dans l’indemnisation des victimes.

La commémoration du premier essai nucléaire mené en Polynésie française, le 2 juillet 1966, a rassemblée dimanche près de 350 personnes sur le site du mémorial dédié aux victimes des essais, sur le front de mer de Papeete. Une cérémonie spécialement consacrée cette année à un hommage à John Doom et Bruno Barrillot, figures de la lutte anti-nucléaire et disparus en début d’année. Un passé « important » pour le président de Moruroa e tatou, Roland Oldham, qui souhaite tout de même que le combat pour faire reconnaître les conséquences des essais se tourne vers l’avenir et la jeunesse.

Samedi, le président Edouard Fritch a envoyé une lettre (voir ci-après) aux leaders de Moruroa e tatou, de l’Association 193 et de Tamarii Moruroa. Un courrier pour leur rappeler la récente suppression de la notion de « risque négligeable » dans la loi Morin obtenue par « son gouvernement (et) ses parlementaires » et leur annoncer une récente décision du Conseil d’Etat précisant que cette réforme devait s’appliquer immédiatement. Pour autant, la plupart des discours prononcés dimanche après-midi traduisaient une méfiance envers le discours de l’Etat et du gouvernement et demandaient davantage de réalisation concrètes dans l’indemnisation des victimes.

Si Edouard Fritch n’était pas présent, le gouvernement était en revanche représenté par le ministre de l’Equipement Luc Faatau, qui a pris la parole devant le public. Le ministre souhaite « aller au-delà de l’opposition » pour trouver des solutions.

La nouvelle déléguée du Comité de suivi des conséquences des essais nucléaires (Coscen), Yolande Vernaudon, était une nouvelle fois présente pour cette commémoration. Les associations regrettaient ces derniers jours un manque de contact avec la successeur de Bruno Barrillot. Yolande Vernaudon affirme qu’il y a bien des contacts informels, mais elle estime que sa fonction implique un devoir de réserve et qu’il revient aux élus de dialoguer officiellement avec les associations.

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