ACTUS LOCALESMUNICIPALESPOLITIQUE Ariitaia Taupua : « Il ne faut pas attendre que des projets arrivent miraculeusement » Lucie Ceccarelli 2026-02-24 24 Fév 2026 Lucie Ceccarelli Nouveau visage des municipales à Arue, Ariitaia Taupua mène la liste Tamarii Fetia Api – A Here Ia Arue, tout juste déposée. À 44 ans, cet entrepreneur, professionnel de l’audiovisuel, assume une ambition claire : faire de l’emploi et du développement économique les moteurs d’un nouveau souffle pour la commune. Soutenu par Nicole Sanquer et guidé par l’héritage de Boris Léontieff, il mise sur une équipe composée majoritairement de jeunes et d’acteurs locaux pour construire l’avenir de Arue, avec notamment un projet qui lui tient à cœur : la relocalisation du marché de Arue sur les anciens terrains militaires, qui accueillerait aussi un food court, un parc d’entreprises et des salles de formation. La semaine dernière encore, Ariitaia Taupua cherchait ses derniers colistiers pour briguer la mairie de Arue. Sa liste est désormais déposée et enregistrée au Haut-commissariat. Âgé de 44 ans et natif de la commune, ce père d’une fille de 14 ans mène une carrière dans la production audiovisuelle, le graphisme, la photographie et l’informatique. Et il souhaite maintenant ajouter une nouvelle corde à son arc en se lançant en politique, après une première tentative avortée en 2020. À l’époque, il s’était rallié au projet de liste de Vetea Cowan, qui avait rassemblé autour de lui plusieurs entrepreneurs de Arue avec la volonté affichée de rebooster l’économie locale. Mais l’ex-tête de liste avait finalement renoncé à se présenter aux municipales. Six ans plus tard, Ariitaia Taupua décide donc de se lancer à son tour avec sa propre liste, Tamarii Fetia Api – A Here Ia Arue, soutenue par Nicole Sanquer et A here ia Porinetia, dont il porte la couleur. Sur les 33 noms qui composent la liste « une majorité sont des jeunes, mais sinon on a aussi des pêcheurs, des chefs d’entreprise… », énumère le candidat, qui se félicite de rassembler des gens natifs de sa commune, qui en connaissent les difficultés, et « pas des politiciens ». « Nous sommes les Tamarii Fetia Api, les enfants de cette nouvelle étoile » Dans les quartiers, le candidat tente de fédérer autour de son programme, et surtout de sa vision, qu’il souhaite modeler sur les traces de Boris Léontieff : « une personne humble et très simple », proche des habitants à qui il rendait visite et qu’il écoutait. D’où le nom de son mouvement aujourd’hui, qui fait référence au Fetia Api de l’ancien tavana. « On a récupéré ce don-là de chez lui pour pouvoir réincarner en nous, les Tamarii Fetia Api, les enfants de cette nouvelle étoile. Nous sommes une équipe soudée, cette nouvelle génération qui veut prôner ces mêmes valeurs que Boris nous a léguées. Et là, on est parti pour notre commune, pour pouvoir la construire. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/02/SON-ARUE-ARIITAIA-TAUPUA-1.wav L’emploi des jeunes comme priorité : « Ils disent que c’est dur ? Alors créez-le » La priorité affichée de son programme : donner de l’emploi aux jeunes, en les incitant à monter leur propre entreprise. « Ils disent souvent que c’est dur d’avoir de l’emploi. Alors créez-le. » Un second point de son programme concerne le logement, avec la question de l’accession à la propriété et notamment le lotissement Erima, où « ils attendent d’être propriétaires de leur logement depuis des années ». Un problème que la tête de liste dit vouloir résoudre « en mettant les responsables face à leurs problèmes ». Ariitaia Taupua évoque également les soucis de voirie liés aux routes privées, où « la commune peut quand même intervenir », et l’absence d’abris bus « pour les enfants qui attendent au bord de route, des fois sous le soleil ou sous la pluie. On peut toujours, avec la commune, faire des abris de bus provisoires en attendant l’intervention du Pays. » Dans son programme, il est également question de congestion routière, qui pourrait être réglée « en gardant nos administrés dans la commune. C’est pour ça qu’il faut y créer de l’emploi, pour qu’ils ne bougent plus. Ça réglera une partie des bouchons. » Un projet mêlant business, food court et marché sur les ex-terrains militaires Pour créer cet emploi, Ariitaia Taupua présente notamment un projet qui lui tient à cœur, sur le site des anciens terrains militaires. Refusé par la maire actuelle, le candidat compte bien porter à nouveau ce projet auprès de la commune. « J’avais voulu déplacer le marché de Arue, qui se trouve sur le port de pêche, sur cette zone-là, et créer des food court autour. Dessus, tous les entrepreneurs peuvent s’installer et faire leur business avec des salles de formation spécifiques pour les métiers qui seront là, pour nos administrés, pour qu’ils puissent se former, et peut-être avoir un métier demain pour construire le lendemain. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/02/SON-ARUE-ARIITAIA-TAUPUA-2.wav « On ne peut pas laisser notre commune comme ça, il faut foncer et y aller » Quant au site du Tahara’a, Ariitaia Taupua regrette que le projet hôtelier ait été abandonné sous la précédente mandature, alors qu' »on aurait pu embaucher une grosse majorité de jeunes dans notre propre commune ». En tant qu’entrepreneur, le candidat souligne une nouvelle fois que le développement économique de Arue demeure son cheval de bataille : « On ne peut pas laisser notre commune comme ça, parce que s’il fallait siéger à la mairie et rester à attendre que des projets arrivent miraculeusement, non. Il faut foncer et il faut y aller. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/02/SON-ARUE-ARIITAIA-TAUPUA-3.wav