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Asselineau aura des candidats aux législatives au fenua

François Asselineau, candidat UPR à la présidentielle. © upr.fr

Le président de l’UPR et candidat à la présidentielle François Asselineau a, depuis peu, des adhérents en Polynésie française. La branche locale du parti se lance même dans la course aux législatives, avec pour objectif principal la sortie de la France de l’Union Européenne. Il n’est en revanche pas question que le fenua quitte le navire.

L’Union populaire républicaine (UPR) de François Asselineau vient de fêter ses 10 ans en métropole. À Tahiti, ça ne fait que quelques mois que le parti est représenté : Jérôme Gasior, qui travaille dans la finance, est le référent temporaire de l’UPR. Mais « il n’a aucune ambition politique », explique-t-il. Alors pour les législatives, il laisse la place à Michel Ramel, l’ancien porte-parole du Centre islamique de Tahiti, Pascal Pique et Dominique Tixier, des « gens convaincus par les idées de l’UPR, qui n’étaient pas politisés avant ». Leur combat principal : faire sortir la France de l’Union européenne et de la zone euro, qui est en train de causer « l’effondrement » du pays, d’après eux. Un problème qui concerne aussi les Polynésiens, affirme Jérôme Gasior.

L’UPR veut donc sortir de l’Union européenne, « on préfère retrouver notre souveraineté », souligne Jérôme Gasior. Pour lui, la zone euro est ingouvernable, parce que les 18 pays membres ont des « intérêts différents, des peuples, des productivités, des démographies différents ». En revanche, il n’est pas question de suivre ce principe pour la Polynésie française et de plaider pour l’indépendance. La situation est « différente », principalement parce que « les Français veulent bien payer pour les peuples d’Outre-mer », assure le représentant local de l’UPR.

À l’UPR, on milite donc pour une « grande France », « la plus grande possible, les temps vont être de plus en plus compliqués, vaut mieux une grande France pour faire face », avance Jérôme Gasior. François Asselineau connaît la Polynésie française pour s’y être rendu « à plusieurs reprises », il possède même deux appartements à Tahiti pour une valeur totale estimée à 33 millions de Fcfp, mais il n’a pas construit de programme spécifique à destination du fenua. Son représentant a repris quelques éléments du programme créé par le parti pour les outre-mer et notamment le développement de la permaculture.

Jérôme Gasior parle aussi de la création d’un « Erasmus francophone » qui remplacerait l’actuel programme d’échange européen, même s’il existe déjà d’autres programmes comme Leonardo, MICEFA, et Erasmus Mundus. L’UPR entend mettre l’accent sur les pays et territoires francophones, comme le Canada, la Nouvelle-Calédonie et certains pays d’Afrique et d’Asie.

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