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Au cœur de l’exercice militaire Marara

Depuis le weekend dernier, 300 militaires ont été projetés à Raiatea dans le cadre de l’exercice interarmées Marara. Jusqu’à la fin de la semaine, l’ensemble des forces armées en Polynésie française s’entrainent dans des conditions quasi-réelles au secours de la population de Raiatea après l’hypothétique passage d’un cyclone dévastateur baptisé Scarlett. La base avancée de Uturoa a reçu mardi les élus, les représentants de différentes administrations et les délégations d’armées étrangères.

En cas de crise majeure, chaque minutes compte et c’est dans des conditions quasi-réelles qu’à 8h30 précise, le Casa de l’armée de l’air s’est envolé de l’aéroport de Faa’a en direction de Raiatea. A son bord, des militaires gradés des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Tonga, du Chili mais aussi des policiers des îles Cook et de Kiribati. Différents représentants des administrations étaient également du voyage pour se rendre compte in situ de la réalisation d’une simulation de secours à la population après une catastrophe naturelle.

Selon le scénario établi par les forces armées en Polynésie, Raiatea et plusieurs autres îles se relèvent du passage de Scarlett, un hypothétique cyclone dévastateur qui pourrait rappeler le très récent Irma. A l’arrivée à Uturoa, le temps semble avoir décidé de jouer le jeu. Beaucoup de pluie et de vent se sont abattus sur l’île ces derniers jours. C’est donc en camion militaire que la délégation en visite se rend sur le camp militaire. Le temps presse, c’est l’heure du briefing tactique mené au pas de charge.

Ports inaccessibles, infrastructure de communication hors service, maisons et ponts détruits, crash d’un hélicoptère en mer ou encore intoxication sur le camp… Rien n’est épargné aux troupes. Pour le contre-amiral et commandant des forces armées en Polynésie, Denis Bertrand, c’est tout l’intérêt de l’exercice : éprouver les procédures en s’approchant au plus près de la réalité.

Réalisme oblige, un habitant est transporté durant la visite au poste médical avancé. Il s’est coupé la jambe droite avec sa tronçonneuse en voulant dégager son terrain. Les procédures sont rodées. Quatre membres de l’équipe médicale le prennent en charge et cinq minutes plus tard le blessé est évacué pour Papeete.

Le scénario prévoit également une intervention en pays étranger. Ici ce sera Huahine. Lundi dans la soirée, une section réserviste du Rimap-p est envoyée dans un hôtel pour extraire des touristes. L’adjudant Thierry, chef de section, a mené son équipe sur le terrain pour cette mission. En tant qu’équipe réserviste, ce type d’exercice permet de s’entraîner dans des conditions habituellement très rares.

Pour l’exercice, la population et les maires de toutes les communes de Raiatea ont été mis à contribution. Le contre-amiral l’a répété à plusieurs reprises, les tavana sont le « premier lien avec les habitants ». Durant toute la simulation, leur rôle est primordial. Un rôle qui satisfait particulièrement l’ancienne élue de Tumaraa et sénatrice, Lana Tetuanui. La sénatrice estime que la coordination est indispensable avec l’armée, mais aussi avec les armées étrangères.

Dix délégations étrangères ont eu le rôle d’observateur durant toute la simulation. Pour le lieutenant-colonel de l’armée australienne, Deborah Warren-Smith, c’est une expérience très enrichissante et qui permet de se rendre compte des conditions spéciales de la Polynésie.

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