ACTUS LOCALESMISS TAHITI

Candidature jusqu’à 30 ans, jury rajeuni… Miss Tahiti passe un « cap symbolique »

Après 65 ans de concours de beauté, Miss Tahiti continue d’attirer avec pas moins d’une vingtaine de prétendantes cette année, dont dix ont été sélectionnées. Il continue aussi d’évoluer : l’âge limite des candidates, entièrement supprimé au concours Miss France, a été repoussé à 30 ans localement. Un maximum, selon Leïana Faugerat pour que les Miss conservent « l’image d’une jeune femme ». L’évolution se fait aussi en coulisse : le comité a été rajeuni avec l’entrée de plusieurs anciennes lauréates du concours. Quant à la soirée d’élection, elle n’aura pas lieu cette année à la mairie de Papeete, pour la première fois depuis plus d’une décennie, mais à celle de Pirae. 

Cette année, les dix prétendantes au titre de Miss Tahiti – dont les visages ont été révélés ce lundi à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse d’ouverture – ont entre 18 et 30 ans. Un « âge limite » que le comité organisateur a voulu repousser pour, en quelque sorte, « suivre la tendance Miss France ». Le concours national avait même supprimé la contrainte d’âge, ce qui avait d’ailleurs permis, dès la fin d’année dernière, l’élection d’une Miss France de 34 ans, Angélique Angarni-Filopon.

30 ans maximum : « pas besoin de pousser plus loin »

Du côté du fenua pas question de pousser le curseur aussi loin : « Il faut des règles et des limites. Une Miss, c’est l’image d’une jeune femme », explique Leïana Faugerat, directrice de la société détentrice des droits de Miss Tahiti et membre du comité d’organisation. À l’entendre, passé le cap de la trentaine, les Polynésiennes aspirent à d’autres objectifs : « Après 30 ans, on veut peut-être se poser au niveau professionnel et personnel, on veut commencer à penser à une vie de famille, peut-être. Et puis surtout, on s’engage professionnellement, donc on est moins disponible pour les obligations de Miss Tahiti. Donc on s’est dit que ce n’était pas la peine de pousser le règlement plus loin, parce qu’on a besoin de quatre lauréates qui soient disponibles pendant un an à 100 %. »

Cette nouvelle modification du règlement intervient trois ans après une première évolution qui avait repoussé l’âge limite à 28 ans. Depuis, l’élection rencontre un succès croissant : pour preuve, cette année, seulement quatre jours après l’ouverture des inscriptions, la directrice du comité parlait déjà d’un « engouement », avec quatorze candidates inscrites, contre « généralement quatre ou cinq » à la même période. Au total, 21 jeunes femmes ont tenté leur chance lors du casting. Seulement dix d’entre elles ont été retenues, pour des raisons pratiques. « Au-delà de dix, cela devient compliqué en termes de logistique », explique encore Leïana Faugerat, qui précise avoir dû refuser certaines candidatures « qui ne rentraient pas forcément dans les critères » et proposé à d’autres de se représenter plus tard « parce qu’elles étaient un peu jeunes ».

La composition du comité évolue aussi

Soutenue par des membres plus anciennes, une nouvelle génération prend progressivement le relais en coulisses. Parmi elles, les récentes Miss Tahiti Temanava Domingo ou Ravahere Silloux qui suivent les traces de Hinarere Taputu ou encore Matahari Bousquet, toutes très impliquée dans l’accompagnement des candidates. Une suite logique s’inscrivant dans la dynamique de transmission qui semble chère au comité : « J’ai commencé, j’avais 27 ans. Aujourd’hui, j’ai plus de 40 ans et je pense qu’il faut savoir évoluer avec son temps et laisser la main quand c’est le bon moment, confie encore la directrice. L’équipe qui était là précédemment commence peut-être un peu à fatiguer. Et puis, il faut faire preuve d’imagination aussi… Mais elles sont toujours là, elles ne nous ont pas quittées, c’est juste qu’elles sont plus en backstage maintenant. Elles laissent la place aux jeunes et surtout, elles les forment et les poussent à prendre le relais. »

65 ans dans les jardins de la mairie… De Pirae

Leïana Faugerat parle de cette édition 2025 comme du passage d’un « cap symbolique » pour ce concours créé il y a 65 ans. La grande soirée d’élection sera placée sous le thème de la « Time Machine », sera d’ailleurs l’occasion de faire un clin d’œil aux années qui passent. Et pour la première fois depuis dix ans, le public sera invité à y assister dans les jardins de la mairie de Pirae, et non plus ceux de Papeete qui subissent en ce moment des travaux de rénovation. À noter enfin que cette année, c’est Sylvie Tellier, Miss France 2002, qui coanimera la soirée aux côtés de Hinarere Taputu, tandis que le jury sera présidé par Frédéric Gilbert, nouveau directeur du concours Miss France. Le danseur Christophe Licata, connu pour ses performances dans Danse avec les stars, sera la guest star de l’édition 2025… Et il fera peut-être danser Temanava Domingo, qui passera officiellement le flambeau le 27 juin prochain.

La soirée de gala aura quant à elle lieu comme d’habitude à l’Intercontinental Tahiti Resort & Spa, le 31 mai, sur le thème du savoir-faire polynésien (rima’i). Les places sont d’ores et déjà disponible sur le site ticket-pacifique.pf, dans les magasins Carrefour et à l’accueil de Radio1 et Tiare FM à Fare Ute.

Article précedent

Taraiapu-Est fait de nouveau chavirer le marché du ramassage au Fenua aihere

Article suivant

Qui sont les candidates au titre de Miss Tahiti 2025?

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Candidature jusqu’à 30 ans, jury rajeuni… Miss Tahiti passe un « cap symbolique »