ACTUS LOCALESÉCONOMIESOCIAL Commerce : la grève commence ce lundi Caroline Perdrix 2025-08-24 24 Août 2025 Caroline Perdrix La grève dans le secteur du commerce prend effet lundi matin à minuit. Après une rencontre vendredi au Medef, les syndicats n’ont reçu aucune autre invitation à poursuivre la discussion ce weekend. La Fédération générale du commerce veut attendre mercredi, le temps d’évaluer la mobilisation, avant de reprendre le dialogue. Lire aussi : Jours de carence, le secteur commerce part au combat C’est un bras de fer qui s’annonce entre les représentants du secteur du commerce et les quatre centrales syndicales CSTP-FO, CSIP, Otahi et O oe to oe rima. La rencontre de vendredi, dans les locaux du Medef, pouvait laisser penser que de nouvelles rencontres auraient lieu durant le weekend. Les syndicats n’ont reçu qu’un compte-rendu de la réunion, mais aucune invitation à se retrouver autour d’une table ce weekend. « Une façon polie de nous dire non », commentait dimanche Lucie Tiffenat. Ils sont invités à attendre mercredi pour recevoir une réponse du patronat sur les 17 points de revendication du préavis de grève, dont celui qui a déclenché le mouvement : le maintien des trois jours de carence payés par l’employeur en cas d’arrêts maladie, quel que soit leur nombre, alors qu’en régime général ces jours ne sont plus payés par l’entreprise au-delà de trois arrêts par an. C’est donc à minuit, dans la nuit de dimanche à lundi, que la grève débute. Dans ce scénario qui rappelle l’attitude du gouvernement face à la Fraap le mois dernier, la suite des événements dépendra de la mobilisation en ce début de semaine, qui permettra d’évaluer le pouvoir de négociation des uns et des autres. Dès vendredi, il était clair que certaines des demandes des salariés seraient rejetées, comme la revalorisation salariale de 10%, ou la taxe de 4% sur les ventes au bénéfice des salariés – même négociée à la baisse, le patronat dénonce l’effet inflationniste d’une telle mesure qui, comme le 1% de TVA, serait démultipliée par le nombre d’intermédiaires. La Fédération générale du commerce a également invoqué le manque de visibilité sur les réformes fiscales prévues par le Pays, et samedi les commerçants du centre-ville qui organisaient l’événement Back To School soulignaient des pertes de chiffre d’affaires de l’ordre de 5 à 10% par rapport à l’an dernier.