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Douze collégiens la bombe à la main

ONOU TIPAERUI

Le collège de Tipaerui a fait office de toile géante mercredi matin. Douze collégiens volontaires ont participé à une initiation au graff avec deux pointures, Marko93 et Kalouf. Un moment de partage à la base même de ce qu’est le mouvement hip hop.

Mercredi matin, les abords du collège de Tipaerui ont pris des allures de cours d’art plastique géant. Et pour cause, à l’occasion de la troisième édition du festival de street art Ono’u, deux artistes français ont pris sous leurs ailes douze collégiens. Marko93 et Kalouf, rien que ça, se sont transformés en professeurs juste pour les collégiens. A quelques minutes de prendre leurs premières bombe en mains, les élèves étaient un peu fébriles. Après tout, tout le collège verra le résultat ! «  Ne vous inquiétez pas, on rate jamais rien en graff », a tenu à rassurer Marko. Mais pour Déborah, l’impatience était bien là. D’ailleurs elle n’est pas si novice que ça.

On enfile les gants, on met son masque, les premières bombes sont dégoupillées, ça y est les collégiens graffent. De son côté, le professeur d’art plastique, Yasmina Duquesne, n’a pas raté pas un instant de l’évolution de la fresque. Si l’idée d’une initiation au graff peut sembler originale, les techniques utilisées sont pourtant tout à fait en accord avec le programme.

« Monsieur c’est bon là ? Ah moi c’est pas monsieur c’est Marko ! ». Kalouf et Marko sont des habitués des initiations. Depuis les années 80, le mouvement hip hop, dont est issue le graff, n’a cessé d’exister grâce à cette transmission.

« Et si on faisait des reflets ! Attends encore un rond là, mets un rond plus haut, Marko on les fait quand les contours ? ». La créativité des collégiens a littéralement explosé sur les murs de l’établissement. Cette séance d’initiation pourrait bien déclencher des vocations. C’est d’ailleurs déjà arrivé. « J’ai déjà eu des jeunes qui ont fait carrière pas forcément dans le graff mais dans le dessin », affirme Kalouf. Après deux heures et demie de travail, les fresques étaient terminées mercredi midi. Mais une chose est sûre. La séance aura visiblement laissé un peu plus que de la peinture sur les murs.

Diégo Tetihia, président de l'association "Mata Hotu - Voir ensemble", assis sur le banc, présente le déroulement de la Journée nationale pour la vue qui se tiendra ce samedi 8 octobre dans les jardins de Paofai © Manava Tepa
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