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« Fa’aiho, ta’u tufa’a » ou des regards nouveaux sur l’expression d’antan

Le Musée de Tahiti et des Îles organise depuis vendredi et jusqu’au 25 avril 2021 une exposition baptisée « Fa’aiho, ta’u tufa’a » où créations contemporaines côtoient le patrimoine polynésien. Vingt-deux artistes présentent ainsi 36 œuvres.

Fa’aiho signifie « reprendre conscience », « faire prendre conscience de quelque chose », « faire comprendre », « éclairer » et Tufa’a renvoie à la notion d’héritage. MirIama Bono, directrice du musée et commissaire de l’exposition a donc habilement mixé des œuvres de la nouvelle vague d’artistes polynésiens à celles des tupuna , qui font partie des collections du musée.

L’objectif, faire dialoguer ces œuvres d’époques différentes et qu’ainsi une transmission s’opère et que la culture s’enrichisse avec le regard, parfois critique, de la nouvelle génération. « Une orientation très contemporaine et une pluralité de regards et d’interprétations » comme l’explique Miriama Bono.

NaTi’i Here ou Le lien d’amour de Here

Parmi les quatre thématiques proposées aux artistes, à savoir les tiki-ti’i, les ornements, la pirogue et la musique, Here dont c’est la première exposition au musée a choisi les tiki-ti’i. Son œuvre intitulée NaTi’i here ou Le lien d’amour penche plus vers un classicisme pictural, tranchant nettement avec la tendance graphique actuelle. « C’est mon portrait de famille stylisée en ti’i » explique la jeune femme, pas peu fière d’être exposée pour la première fois au musée.

‘Avei’a, repère pour la navigation de HTJ. Médias mixtes sur planche de surf.

Autre artiste à participer à cette exposition collective, HTJ. Issu du street art, il n’est pas un inconnu de la scène picturale polynésienne avec ses tiki stylisés qui s’inspirent du cloisonnisme, habillant de leurs couleurs vives les murs de Papeete. Pour autant, il ne dédaigne pas les cimaises du musée de Tahiti qui représente pour lui comme une consécration, d’autant que le contraste entre créations contemporaines et les objets issus des collections du musée est particulièrement intéressant.

Faafaillite de Tahe Drollet

Maniant pour certains l’humour, à l’image de Tahe avec sa pirogue traditionnelle sur laquelle trône un conteneur « made in China » ou son tiki « anonymous » qui tient à la main un smartphone, les 22 artistes invités offrent ici leur regard et leur éclairage sur ce patrimoine culturel. Un large panel de l’expression contemporaine polynésienne à découvrir au musée de Tahiti et des Îles jusqu’au 25 avril 2021.

Tiki the new era, de Tahe Drollet.

Renseignement et réservation

[email protected] ou au 87 79 07 97. Tarif entrée : 600 Fcfp, gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants Visites guidées : 1 200 Fcfp, demi tarif pour les moins de 18 ans et les étudiants. Ouverture de la salle d’exposition du mardi au dimanche de 9h à 17h .

Tiki Madness de KNKY

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