ACTUS LOCALESCULTURE Farereira’a à la place du Heiva 2027 : « On devrait même le faire un peu plus souvent » Maia Galot 2026-05-06 06 Mai 2026 Maia Galot La ministre de la Culture l’a déjà confirmé : le Heiva 2027 se muera en festival pour accueillir les groupes de tous les archipels à la veille des Jeux du Pacifique. Une annonce saluée par la présidente du jury du Heiva 2026, Ma Zinguerlet, et par Fabien Dinard. « Les populations des îles ont besoin aussi de venir sur To’ata, qu’on les voie, ils ont besoin de se montrer, insiste le directeur du Conservatoire. On connaît peut-être la danse marquisienne, mais les danses de Mangareva ou des Tuamotu on n’a pas l’habitude de voir ça. C’est bien pour notre jeunesse aussi de voir ce que font les jeunes des archipels. » C’était un sujet dans toutes les têtes, ce mercredi, lors de la présentation officielle du Heiva I Tahiti 2026. Membres du jury, du gouvernement ou représentants des institutions artistiques étaient réunies pour parler du programme du concours qui rassemblera 24 groupes de ‘ori et de himene à To’ata du 2 au 18 juillet. Mais c’est aussi la perspective du farereira’a, festival sans concours ni prix, qui doit remplacer le Heiva i Tahiti 2027, qui a été abordée. Selon Vaitua Tokoragi, directeur de Te fare tauhiti nui, la culture sera encore plus mise en avant lors de cet évènement qui servira d’introduction culturelle aux Jeux du Pacifique. Si « rien n’est encore arrêté » à ce jour, une présentation des grandes lignes de cette rencontre culturelle, suite à la tenue du comité de réflexion, est prévue prochainement. Le format devrait se révéler plus important encore que le format concours « en termes de moyens ». Le directeur réfute l’idée que le Heiva a été « sacrifié » pour Tahiti 2027, présentant au contraire ce changement comme une occasion de valoriser la culture locale avec plus d’envergure. Faire rayonner la culture de Polynésie française dans son ensemble Un festival de six jours a déjà été annoncé, incluant groupes et troupes venues de tous les archipels de Polynésie Française. L’occasion de valoriser la culture polynésienne dans son ensemble, en mettant en lumière d’autres cultures et invitant au partage, comme l’a reconnu Ma Zinguerlet, présidente du jury du Heiva i Tahiti 2026. « C’est officiel, l’année prochaine, notre Heiva ne sera pas sous forme de concours, mais plutôt comme un festival. Je pense que c’est une bonne chose, puisque nous allons accueillir un grand événement l’année prochaine, les Jeux du Pacifique. Et l’idée de notre festival culturel l’année prochaine, c’est de pouvoir aussi partager à travers ces différentes nations du Pacifique qui arrivent. Peut-être qu’ils viendront pour le sport, mais peut-être qu’on pourra aussi les intégrer dans notre événement culturel. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/05/HEIVA-2027-Ma-Zinguerlet.wav Fabien Dinard, directeur du conservatoire artistique de Polynésie Française, a souligné aussi le bénéfice de ce format, tant pour les groupes venus des îles que pour les jeunes de Tahiti. « Je pense que c’est une bonne chose de faire venir les archipels. Qu’on les voit aussi, qu’ils viennent et qu’ils montrent leur identité, leur culture. Pour ma part, c’est une bonne chose. Parce qu’on l’a déjà fait par le passé, et on ne va pas attendre tous les 30 ans pour le refaire. On devrait même le faire un peu plus souvent. Parce que les populations des îles ont besoin aussi de venir peut-être sur To’ata, qu’on les voit, ils ont besoin de se montrer. On connaît peut-être la danse marquisienne, mais les danses de Mangareva ou des Tuamotu on n’a pas l’habitude de voir ça. C’est bien pour notre jeunesse aussi de voir ce que font les jeunes des archipels. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/05/HEIVA-2027-Fabien-Dinard.wav