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Une simulation de crash aérien pour être « prêt tous les jours face à tout type de situation »

Ce mercredi, l’aéroport de Faa’a a été la scène d’un vaste exercice de sécurité organisé par le Haut-commissariat. Près de 500 intervenants dont des secouristes, des gendarmes et des policiers, ont été mobilisés pour simuler la gestion d’un crash aérien impliquant 150 passagers. Objectif : tester la coordination des secours et la capacité de réaction face à une catastrophe majeure.

Mayday à l’aéroport de Faa’a. Ce mercredi, un important exercice de sécurité a été organisé par le Haut-commissariat. Secouristes, policiers, gendarmes, infirmiers… au total, 500 personnes étaient mobilisées pour faire face à une mise en situation de crash aérien. Le scénario impliquait le crash d’un avion victime d’un problème mécanique écrasé au sol avec près de 150 passagers à bord, dont 90 victimes décédées. Il s’agissait d’une simulation de « crash consécutif à un atterrissage d’urgence », précise le capitaine Teddy Chevasson, commandant de la Brigade de gendarmerie des transports aériens.

« Notre défi c’est surtout de tester notre coordination parce que l’ensemble des personnes qui sont mobilisées aujourd’hui sont typiquement très engagées dans ce genre de crise et savent faire », explique Chloé Demeulenaere, la directrice de cabinet du Haut-commissaire. « L’ambition c’est d’être certain que la bonne décision soit prise au bon moment et que cette décision puisse être menée à son terme pour assurer la sécurité des Polynésiens et des voyageurs dans le cas présent », souligne-t-elle.

L’objectif de l’exercice était également de tester l’organisation des différentes équipes face à une catastrophe de grande ampleur, aussi bien dans la prise en charge des blessés que dans l’accompagnement des familles endeuillées. Les participants ont ainsi été placés en conditions réelles afin d’évaluer l’efficacité de l’organisation des secours. Des acteurs ont notamment joué le rôle des victimes.

Un modèle d’exercice réalisé « environ 6 fois par an »

Le Haut-commissariat ajoute devoir « être prêt tous les jours face à tout type de situation, des risques auxquels est exposé le territoire de Polynésie« , comme les tsunamis ou le sauvetage sur un bateau, relate Chloé Demeulenaere en faisant référence à l’exercice de simulation réalisé en mars dernier à la Gare maritime

Face à ces situations, la directrice du cabinet l’assure : « la Polynésie peut réagir et agir, c’est notre métier, on est engagés pour ça. » Chloé Demeulenaere explique : « on est déjà formé et on se forme chaque jour au contact du terrain. Ce genre d’exercice est réalisé par le Haut-Commissariat, sous l’autorité du Haut-Commissaire, environ 6 fois par an, pour une trentaine d’activations réelles. » Puis ajoute qu’il s’agit de leur « engagement envers les Polynésiens, se former pour continuer à être prêts ».

Pour cette mise en situation, ont été déployés le plan Orsec, l’organisation de la réponse de sécurité civile dans sa composante aéroportuaire et le plan Novi, pour faire face à l’afflux de victimes, et organiser les secours et les évacuations vers les différents centres hospitaliers.

Aux alentours de 13 heures, Chloé Demeulenaere a établi un bilan positif de cette mise en situation avec « un réel engagement de l’ensemble des équipes sur le terrain, un vrai professionnalisme et une envie de bien faire ». 

 

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