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Formation antidopage obligatoire pour les athlètes des Mini-Jeux de Palau

Pour prévenir les cas de dopage et éviter toute sanction aux prochains Mini-Jeux du Pacifique, le COPF rend obligatoire une séance d’éducation pour les 131 athlètes sélectionnés. Objectif : protéger leur santé, leur carrière et l’image du fenua. Sans attestation de participation à cette session de formation, pas de départ pour Palau.

Lire aussi: la DJS promet « une montée en puissance » de la lutte antidopage

À quelques semaines des Mini-jeux qui auront lieu à Palau du 29 juin au 9 juillet, le Comité olympique de Polynésie française (COPF) impose une séance d’éducation sur le dopage aux sélectionnés. « On veut d’abord et avant tout faire de la prévention », insiste Éric Zorgnotti, directeur technique du COPF. Une décision qui s’inscrit dans une dynamique plus large, amorcée par l’adoption en décembre dernier d’une nouvelle loi du Pays sur la lutte contre le dopage que le Pays veut aligner sur les standards internationaux. Pour rappelle, désormais, c’est l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) qui supervise les contrôles sur le territoire, avec pour objectif de garantir des compétitions équitables. Et désormais, les contrôles répondent à des protocoles stricts : fini les tests simples avec des bandelettes, place à une approche plus encadrée et éducative. « Il y a des obligations que certains ignorent. Un traitement prescrit par un médecin peut contenir un produit interdit. Dans ce cas, l’athlète doit faire une demande d’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques, AUT. S’il ne le fait pas, il risque une suspension », rappelle le directeur technique.

« Protéger la réputation des sportifs et celle du fenua »

Les compléments alimentaires sont aussi dans le viseur car « certains produits achetés à l’étranger peuvent contenir des substances prohibées ». Pour le COPF, l’objectif est clair : éviter les sanctions, mais aussi protéger la réputation des sportifs et celle du fenua. « Dans la mesure où les Jeux et les Mini-Jeux intègrent un circuit international avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande avec des qualifications pour les JO, il va y avoir de plus en plus de contrôles. L’idée, c’est que l’on forme les gens pour éviter ces problèmes. » Et donc éviter de porter atteinte à la réputation de l’athlète et aussi celle du fenua. « Il faut absolument que l’on les gens viennent, écoutent et apprennent », insiste le directeur technique.

Une délégation de 198 personnes

Deux sessions en live sur internet sont prévues pour les athlètes résidant dans les îles. Pour les autres, la participation en présentiel est exigée. Ils doivent trouver le temps d’assister à une des sept sessions proposées. Ceux qui ne respecteraient pas cette obligation pourraient finalement ne pas faire partie de la sélection. « Le COPF garde la main sur les validations finales, prévient le Eric Zorgnotti. On sait très bien que si la formation n’est pas obligatoire, beaucoup ne viendront pas. Donc aujourd’hui, c’est clair : si je suis sélectionné, je dois y aller. C’est un devoir. » Au total, 131 athlètes (70 hommes et 61 femmes) sont concernés et font donc partie de la délégation polynésienne, qui comptera finalement 198 personnes, au lieu des 181 annoncées il y a un mois par le Pays. Les premiers départs pour Palau débuteront le 18 juin avec l’équipe logistique. Les départs des sportifs s’étaleront du 23 au 30 juin, avec des retours prévus entre le 6 et le 11 juillet.

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