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« C’est moi qui m’occupe du dossier calédonien », réaffirme Manuel Valls

Très critiqué par le camp loyaliste depuis les discussions ratées de Deva au début du mois, le ministre des Outre-mer a réaffirmé sur LCI son autorité sur le dossier. La présidente de la province Sud Sonia Backès avait pourtant estimé qu’il était « disqualifié » après sa proposition de « Souveraineté avec la France » considéré par la droite locale comme une indépendance déguisée. Et le député Nicolas Metzdorf, du même bord politique, avait expliqué, à la sortie d’une réunion avec Emmanuel Macron, que le chef de l’État « prendrait une initiative dans les prochains jours afin de relancer les discussions ».

Lire aussi : Sonia Backès estime que « ce qu’a fait Manuel Valls doit poser question » jusqu’en Polynésie

« Que Nicolas Metzdorf s’exprime. Il n’est pas porte-parole, que je le sache, ni du président de la République ni du gouvernement ». C’est qu’a répondu Manuel Valls après avoir été interrogé par LCI sur les déclarations du député loyaliste calédonien. Nicolas Metzdorf, élu du groupe Renaissance à l’assemblée, avait été reçu à l’Élysée samedi. Un rendez-vous à la sortie duquel il avait indiqué à l’AFP qu’Emmanuel Macron prendrait «une initiative dans les prochains jours afin de relancer les discussions» sur le dossier calédonien.

Des discussions au point mort depuis le « conclave » de Deva début mai, trois jours durant lesquels le ministre des Outre-mer a réuni les figures loyalistes et indépendantistes pour tenter de tracer une nouvelle voie institutionnelle, trois ans et demi après le troisième référendum d’autodétermination, boycotté par le FLNKS, et un an après le début des émeutes et violences du 13 mai 2024, qui ont plongé le Caillou dans une crise économique, sociale et politique. Non seulement aucun accord n’avait été trouvé, mais les Loyalistes ont dénoncé avec force les propositions qui ont été faite par le ministre durant la réunion. Manuel Valls a mis sur la table un possible statut de « souveraineté avec la France », censé « conjuguer les aspirations divergentes à la pleine émancipation et au lien structurant avec la France ». Une indépendance-association qui ne respecte pas le choix exprimé trois fois d’affilé par les électeurs calédoniens, ont rétorqué les partisans du maintien dans la République. Au micro de Radio1, la présidente de la province Sud et ancienne secrétaire d’État du gouvernement d’Elisabeth Borne Sonia Backès avait estimé que le ministre s’était « disqualifié » sur le dossier calédonien lors de ces négociations qu’elle a jugé favorable au mouvement pro-Kanaky.

«Celui qui s’occupe, à la demande du chef du gouvernement, du dossier de la Nouvelle-Calédonie, c’est le ministre des Outre-mer. C’est moi», a donc répondu Manuel Valls sur LCI, assurant que « le fil du dialogue n’est pas rompu » et réfutant être « désavoué par quiconque ». « Qu’il y ait des initiatives qui soient prises – mais pas du type de celle annoncée par Nicolas Metzdorf – et qu’à un moment on se retrouve avec le chef de l’État, (…) cela toujours été dit », a relevé le ministre, qui a mis en garde contre « les discours radicaux, le passage en force, la disqualification de l’État » qui ont déjà « conduit évidemment aux violences, inacceptables bien sûr ». Avant de rediscuter du statut élus calédoniens et Etat doivent se mettre d’accord sur mode d’organisation des élections provinciales, déjà reportées l’année dernière, et dont la définition du corps électoral avait mis le feu aux poudre entre avril et mai 2024.

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