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Formation, protection sociale, charte… Qu’est ce qui change pour les pompiers volontaires ?

Après plusieurs mois de travaux et de discussions, le Haut-commissariat a officialisé le nouveau statut des pompiers volontaires de Polynésie. Un nouveau cadre très attendu par les 335 soldats du feu concernés et par leurs employeurs municipaux, et qui vient moderniser les parcours professionnels, offrir de nouvelles possibilités d’avancement, améliorer leur protection sociale… Il introduit aussi une charte des valeurs du volontariat qui sera systématiquement signé à l’engagement.

Le fenua compte 583 pompiers, et la majorité d’entre eux ne répondent pas à un statut professionnel, mais à celui de « sapeur-pompier volontaire ». Ils sont au total 335 dans ce cas, en comptant ceux qui ont une double étiquette. Et ces soldats du feu, engagés dans les casernes communales de tout le pays, répondent à un statut défini par le Haut-commissariat. Voilà plusieurs mois que la dernière mouture de ce cadre, publié en 2017, était en discussion, entre les chefs de corps,  les municipalités réunies au sein du SPC, les représentants des pompiers, et notamment leurs fédérations locale et nationale, le Centre de gestion et de formation, qui participe beaucoup à la mise à niveaux et aux certifications, avec comme chef d’orchestre, du côté de l’État, la Direction de la protection civile. Des échanges qui ont abouti à la signature début juillet d’un nouvel arrêté désormais en vigueur.

Alignement avec les professionnels

Un texte qui vient donc moderniser le statut en suivant d’une part les évolutions dont ont bénéficié ces dernières années les sapeurs-pompiers volontaires de métropole, mais en suivant aussi des évolutions connues par les pompiers professionnels, qui relèvent eux de la fonction publique communale. Le texte s’attache d’abord à rafraichir les parcours de ces pompiers, en reprécisant les règles et critères de recrutement, en offrant de nouvelles possibilités d’avancement et de prise de responsabilités, en toilettant les procédures disciplinaires aussi. Il met surtout l’accent sur la formation : celle des volontaires répondra désormais aux mêmes règles que celle des pompiers professionnels. Logique, puisque sur le terrain ils « remplissent les mêmes missions », comme on le précise du côté de la Fédération polynésienne des sapeurs-pompiers. Une logique « d’alignement » qui a été étendue à d’autres points du nouveau statut.

Les « valeurs » du volontariat

La nouvelle mouture prévoit aussi une couverture sociale renforcée pour tous les soldats du feu, y compris ceux qui n’étaient jusque là pas entièrement couverts par leur municipalité. Ou encore des éléments de « motivation », via les conventions avec les employeurs des pompiers volontaires, ou des indemnisations possibles pour les formateurs des Jeunes sapeurs-pompiers. Il introduit enfin une nouvelle charte des valeurs du sapeur-pompier volontaire qui doit être signée par chacun d’entre lors de leur premier engagement. Un document qui rappelle le rôle « essentiel » des sapeurs-pompiers, et des volontaires en particulier, dans la sécurité civile, et les valeurs de ce volontariat :

 

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