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Huit mois de prison avec sursis pour le policier violent

Un fonctionnaire de la police nationale a été suspendu, puis condamné le 9 mai dernier pour violences sur une personne qu’il escortait au CHPF. Il risque également la révocation.

L’affaire avait débuté le 10 mars dernier, lorsque le directeur territorial de la police nationale avait été informé de faits de violences commis sur une personne escortée au CHPF.

Selon nos confrères de TNTV, la victime était un homme en état d’ivresse et agressif, conduit à l’hôpital pour un dépistage, et envers qui le policier aurait « perdu son sang-froid ». La caméra de surveillance du CHPF avait enregistré la scène où l’on voyait le policier faire tomber l’individu à terre, le traîner au sol puis lui asséner une gifle. C’est la direction du CHPF qui avait fait le signalement.

Une enquête judiciaire avait été immédiatement ouverte par la Procureure de la République. Le policier avait également été suspendu, dans l’attente des résultats de l’enquête interne, indique un communiqué du Haut-commissariat ce lundi, qui « condamne fermement toute forme de violence » et considère que  » la réaction de l’État doit être ferme. Il en va de la confiance en nos forces de sécurité (…). »

Vendredi dernier, le tribunal correctionnel de Papeete a condamné ce policier à 8 mois de prison avec sursis, et un an d’interdiction d’exercer avec exécution provisoire. Le communiqué rappelle également que « l’administration pourrait prendre une décision de sanction pouvant aller jusqu’à la révocation ». L’avocat du policier a indiqué à TNTV que son client n’avait jamais été impliqué dans des faits similaires en dix années de service et qu’il avait l’intention de faire appel.

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