ACTUS LOCALESSPORTS Kevin Bourez, nouveau cadre technique de la Fédération tahitienne de surf Lucie Rabreaud 2025-02-24 24 Fév 2025 Lucie Rabreaud ©Kotaha com event Kevin Bourez est devenu le nouveau cadre technique de la Fédération tahitienne de surf. Il doit continuer à développer le projet Héritage, un échange de coachs et de jeunes espoirs avec la Fédération française de surf qui démarre cette année ; et mettre en place le centre de performance polynésien. Les jeunes athlètes sont encore plus motivés depuis les performances de Vahine Fierro et Kauli Vaast. Désormais, ils croient en leur chance de performer sur le circuit mondial. Vahine Fierro qui remporte la Shiseido Pro puis se qualifie sur le Championship Tour, Kauli Vaast médaillé d’or aux Jeux Olympiques : de quoi faire rêver les jeunes espoirs du surf polynésien. Et c’est d’ailleurs ce que constate la Fédération tahitienne de surf : « Les jeunes espoirs sont encore plus motivés qu’avant », explique Kevin Bourez, le nouveau cadre technique de la Fédération. Lui aussi profite de cet engouement car après une année 2024 enthousiasmante pour la discipline, il faut continuer à surfer la vague et ne surtout pas louper les manœuvres. « Tout faire pour que le centre de performance polynésien voit le jour en août prochain » Deux programmes sont en route et Kevin Bourez, petit frère de Michel, a pour mission de les mener à bien : la création du centre de performance et le projet Héritage. C’est pour mettre en place le centre de performance polynésien qu’il a été recruté par la Fédération tahitienne de surf comme cadre technique fédéral. « On va tout faire pour que le centre de performance polynésien puisse voir le jour en août prochain, à la rentrée scolaire. » Objectif : former des jeunes à haut potentiel. « On a vraiment une génération entre 10 et 15 ans qui est en train de monter, mais très rapidement, à l’image de Kiara Goold qui est qualifiée sur les Challenger Series. Tya Zebrowski aussi, qui a fait championne d’Europe. Les deux repartent sur les Challengers Series et les deux peuvent potentiellement se qualifier sur le CT la saison prochaine. Une à 13 ans et l’autre à 14 ans. En tout cas, on voit le potentiel à l’eau, on voit la motivation des jeunes déjà, de leur entourage aussi, qui mettent tous les moyens en place et la fédération aussi essaye de donner tous les moyens à sa disposition pour permettre l’accès au plus haut niveau à ces jeunes. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/02/KEVIN-BOUREZ-jeunes-potentiel.wav Le projet Héritage : « Un très beau projet » Le deuxième programme, le projet Héritage, démarre dans quelques jours. Neuf jeunes espoirs polynésiens (Kiara Goold, Kelia Gallina, Takihei Ellacott et Miliani Simon pour les filles et Liam Sham Koua, Terevanui Thornton, Anuaiterai Gatien, Tauirai Henriou, Kavei Pierson, chez les garçons) vont s’entrainer avec six jeunes de France, à Tahiti, pendant un mois et ça commence en mars. Puis les Polynésiens partiront à leur tour en France, s’entrainer là-bas pendant un mois en août prochain. « C’est vraiment préparer, tester, voir comment chacun se débrouille dans des environnements où ils ont moins l’habitude d’évoluer. Et faire des échanges aussi au niveau des coachs. Échange des compétences. Je ne préfère pas encore annoncer qui seront les coachs, mais on a des coachs locaux qui sont super performants et on a des stars du surf local qui veulent s’investir dans ce projet. Donc c’est un très beau projet, avec des moyens corrects pour faire de belles choses. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/02/KEVIN-BOUREZ-Heritage.wav Ce projet Héritage est donc en phase « test » pour ces premiers échanges mais il doit durer de longues années pour emmener les meilleurs français jusqu’aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 et de Brisbane en 2032. Et Kevin Bourez est particulièrement motivé pour essayer d’emmener les jeunes espoirs le plus loin possible. « J’ai un objectif assez large. C’est que je suis un surfeur avant tout. Et j’ai vécu de belles choses grâce au surf. Et moi, c’est dans un esprit de transmission, c’est de permettre à ces jeunes de vivre au moins la même chose que moi j’ai pu vivre les années précédentes dans ma jeunesse, c’est de leur permettre de pouvoir évoluer dans les meilleures conditions. Le projet CPP et le projet Héritage sont vraiment les deux gros projets sur lesquels j’ai envie de m’investir à fond et de développer vraiment la chose. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/02/KEVIN-BOUREZ-motivation.wav