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La prime de retraite qui va coûter 372 millions à la CPS

Une nouvelle polémique agite le conseil d’administration de la Caisse de prévoyance sociale (CPS). Le passage de la prime maximale de départ à la retraite des employés de la CPS de 5 à 12 mois de salaire. Coût estimé de la mesure : 372 millions de Fcfp de dépenses supplémentaires pour la CPS sur les années 2017 à 2019.

Après l’affaire de l’indemnité de départ de l’ancien directeur de la CPS, Régis Chang, une nouvelle polémique agite le conseil d’administration de la Caisse. Comme l’ont révélé lundi nos confrères de Tahiti Infos, le conseil d’administration de la CPS vient de refuser de voter son budget administratif 2017. Pourquoi ? Principalement en raison du passage de la prime maximale de départ à la retraite des employés de la CPS de 5 à 12 mois de salaire. Une mesure prise en début d’année, alors que la CPS était administrée par son unique « administrateur provisoire » : le syndicaliste de A Ti’a i Mua, Yves Laugrost.

Officiellement, cette mesure découle de l’application du protocole d’accord de fin de grève signé en 2015. Selon ce protocole, des négociations devaient être entreprises en interne à la CPS pour mettre fin à un système assez improbable : l’existence d’une indemnisation des employés de la CPS lorsqu’ils sont licenciés pour faute grave (!). « C’était plus avantageux de casser la gueule de son patron que de partir en retraite », résumait Yves Laugrost lundi sur Tahiti Infos. En contrepartie de la suppression de cet incroyable avantage, le protocole d’accord de 2015 prévoyait que des négociations devaient être engagées avec le conseil d’administration de la CPS pour augmenter l’indemnité de départ à la retraite des employés de la CPS.

Jusqu’à 12 mois de salaire d’indemnité de départ en retraite

En fait de négociations avec le conseil d’administration, les discussions se sont tenues avec le seul administrateur provisoire début 2017. Un accord a été trouvé pour « revaloriser les valeurs du travail et de la loyauté vis-à-vis de l’entreprise ». Selon cet accord, à compter de 2017, l’employé quittant la CPS pour un départ en retraite, même anticipé, bénéficie d’une indemnité fixée à 50% de salaire par années d’ancienneté, plafonnée à 12 mois de salaire (contre 5 mois auparavant, NDLR).

Tout le problème de cette mesure, c’est qu’une vague de départ à la retraite devrait intervenir en 2018 à la CPS. Selon les documents internes à la CPS que Radio 1 s’est procuré, la CPS a chiffré le nombre d’employés concernés à 102 d’ici la fin 2019. Mais surtout, la CPS a chiffré le coût de cette mesure : +33 millions de Fcfp en 2017, +307 millions de Fcfp en 2018 et +32 millions de Fcfp en 2019. Soit un total de 372 millions de Fcfp de dépenses supplémentaires pour la CPS sur trois ans ! Un chiffre qui a fait reculer plusieurs administrateurs lors du vote du budget administratif 2017 il y a quelques jours.

Le budget devrait être examiné en deuxième lecture par la CPS

La suite logique de cette affaire, c’est que le budget administratif 2017 de la CPS devrait retourner, non voté, devant le conseil des ministres. Et que le conseil des ministres devrait le renvoyer en deuxième lecture devant le conseil d’administration de la CPS. Reste à savoir quelle sera la nouvelle position des administrateurs. En effet, le vote s’est joué à une voix et les administrateurs n’étaient même pas tous présents.

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7 Commentaires

  1. Warning sign
    15 novembre 2017 à 6h22 — Répondre

    La succession des casseroles d’Yves Laugrost qui dilapide les fonds de la CPS pour satisfaire la cupidité de quelques cadres et administrateurs n’entrainent aucune réaction de la justice ni même des autorités de tutelle. L’incompétence notoire de Tea Frogier représente la victoire de la kleptocratie adoubée par l’état dès lors qu’elle remplit ses fonctions de laquais des hauts fonctionnaires francs maçons. Les petits nègres que nous sommes ne sont bons qu’à être entubés et extorqués. Il arrive parfois que le sifflet de la cocotte minute ne suffise pas à dissiper la montée de la pression insurrectionnelle.

    • Joëlle
      15 novembre 2017 à 18h29 — Répondre

      Tout à fait d’accord avec vous !

  2. MEA MA CA SUFFIT !
    15 novembre 2017 à 9h47 — Répondre

    C’est scandaleux !

  3. 15 novembre 2017 à 11h19 — Répondre

    Foutez les moi dehors ses syndicat et ses politique qui ne font rien et votez Macron. Vivement qu’il fasse un tour chez nous pour nettoyer tout ses mafiossis de merde.

  4. vetea
    15 novembre 2017 à 11h59 — Répondre

    Face à la difficulté de nombreuses familles sans emploi et dans la misère, les syndicats continuent de sucrer les privilégiés de la CPS. Ils ont déja un salaire 2 à 3 fois supérieures pour les m^mes tâches dans une entreprise, les frais médicaux remboursés à 100%, un voyage tous les 2 ans pour toute la famille quelle soit la destination, des avantages en nature à tout va, un comité d’entreprise doté d’un fabuleux budget ect…et tout çà financé par les cotisants qui perd du pouvoir d’achat d’année en année face à l’augmentation des taux de cotisations. Il faut encore financer leur retraite déjà dorée. et çà va continuer.personnel profiteur et syndicat de merde.

    • Joëlle
      15 novembre 2017 à 18h31 — Répondre

      Très bien dit

  5. PAVLOVA
    15 novembre 2017 à 21h35 — Répondre

    Vous avez tous raison les amis…mais a quel moment la Justice va t-elle mettre fin a ces magouilles ehontees, le Procureur n’est tout de meme pas aveugle mais a un moment donne il faut arreter de se foutre des citoyens cotisants, mais on va ou la ? La justice a t-elle peur de ces francs-macons magouilleurs….Y en a marre.

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